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Psychédelicious [Jyll ft. Sam]


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Il a été aperçu dernièrement Ven 22 Avr - 15:53, errant dans
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Ven 22 Avr - 15:53

Psychédelicious


Jyll A. Kinglsey ft. Sam Float


- J'adore... C'est trop beau... Regarde Sammy !

Appuyée contre mon amie, elle-même écrasée contre l'arbre d'un vieux chêne circoncis, je scrute le ciel étoilé de mes yeux de chatte vitrée. Le ciel est magnifique. Les étoiles scintillent comme des croissants verts et dansent comme des éléphants malades. C'est un splendide spectacle qui s'offre à nous, et en plus partager ça avec elle... c'est extraordinaire ! Et voilà que la Lune nous fait un petit coucou et nous crache un peu d'air dans la tronche. Quelle douce brise... Continue de me péter d'ssus ma grande...

- Sammy ?

Je la regarde avec des p'tits yeux de biches. Son visage est tellement beau... avec ses yeux qui clignotent... et ces ch'veux... ; ces cheveux tellement doux... Aussi doux qu'un gruyère. Une bouillotte traverse alors mon échine, et je frissonne comme un vieux poussin qui vient d'exploser son œuf et découvrir les fameuses brises de Dame Nature. Les nuages nous matent comme des vieux pervers, faisant frémir leur crème nuageuse. Et voilà que l'un d'eux se met à pisser des étoiles, qui pétillent comme des jolies cérales. Ou comme des pop-corns en plein ébats dans un micro-onde rose fluo.

- Sammy... tu sais... Le Pays des Berveilles... il... il me manque...

Je met relève d'un coup et me met à faire l'équilibre sur un rocher en face de Sam, aussi rond qu'une fraise molle. Le rocher se dandine dans tous les sens pour me faire chavirer mais... mais je tiens bon je crois ! Oh... oh c'est doux...

J'explose de rire en me rendant compte que je caresse la pelouse gelée. Quelle coquine, elle kiffe se faire caresser en plus ! Je l'entend gémir comme une trompette. Elle est toute bleue. Je me redresse, encore écrasée comme une omelette sur la table, et regarde de nouveau ma meilleure amie :

- Tu sais... tu … tu me croirais si je te disais qu'au Pays des Merveilles, les chats parlent et dise...disparaissent dans l'air en semoule... bleue ?

Je pouffe encore de rire. J'adore cette soirée. Oh, un superbe dauphin avec des ailes rampe sur le tronc d'arbre. J'essaye de l'attraper entre mes mains, mais j'me prend le tronc dans le crâne et je me retrouve atterrir entre les cuisses de Sam. Je lui fait un grand sourire, plongeant de nouveaux mes yeux pimprenelles dans ses gaufres mi-jaune mi-bleue.

- Tu sais que t'as une luciole coincée dans un œil ? Ca te fais pas mal ?

Je lui attrape une mèche de cheveux que je caresse, en lui souriant.

- Tu sais parler aux chats ?

Kiki.2000
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Il a été aperçu dernièrement Dim 24 Avr - 19:50, errant dans
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Dim 24 Avr - 19:50


PSYCHEDELICIOUS
Jyll A. Kingsley ✤ Sam Float


❝ I'm laughing, I'm crying, it feels like I'm dying... ❞



Et v'là que le monde tournait carré. Je sentais les à-coups de ses engrenages secouer ma pauvre carcasse mal appuyée contre l'écorce soyeuse d'un vieux chêne. La brise possédait des fragrances fruitées que j'inhalais avec une frénésie non dissimulée. Le ciel ondoyait d'arabesques et de lignes discontinues. Je riais. Jyll, lovée contre moi tel un petit chaton mal léché, s'extasiait face à Madame La Lune qui, - de manière totalement disgracieuse – larguait quelques caisses aux saveurs indistinctes. Je passais une main dans sa fourrure éparse, afin de la lui ébouriffer avec affection. Ses cheveux se dressèrent au contact de mon épiderme, comme s'ils cherchaient à communiquer. Je fronçai les sourcils, alors que les filaments bruns s'agitèrent, ondulant en une danse suave qu'eux seuls semblaient percevoir. Ils s'entortillèrent autour de mes doigts. Et, l'espace d'un instant, je crus distinguer quelques pin-up se déhancher autour d'une barre. Poésie du soir... Le timbre doucereux de mon amie résonna dans l'atmosphère. Mélopée délicate qui, fit frémir les feuilles brinquebalantes des arbres trop peu décharnés. A nouveau, je relevai mes prunelles rondes comme des ballons de baudruches dégonflés vers le plafond d'étoiles vertes. L'une d'elles traça une rayure violâtre dans l'obscurité.
- P'tain. C'est ouf, Jyll. Regarde là !
Je pointai mon index qui, s'émancipa vers l'hippopotame nuageux battant des cils pour vaincre la gravité. Je sautillai, tel un kangourou sur ressort. Finalement, l'existence n'était pas si morne que cela. Il suffisait d'ouvrir un minimum ses oreilles pour observer la beauté du monde. Je frappai donc mes paumes palmées l'une contre l'autre, afin d'extérioriser mon enchantement probant.
- Jyll, vivons ici ! On pourra dormir dans le tronc de ce vieux saule là-bas, et se nourrir grâce aux frittes qui poussent juste sous le saucissier. Qu'est-ce que t'en dis ? On serait bien ici. Comme Adam et Ève. Tu seras Ève et moi ; Adam. On pourra r'faire le monde. Et on dansera la lambada avec les pince-oreilles.
Je me laissai tomber sur le matelas d'herbe bleue. La perverse étendit ses tiges gonflées d'eau autour de mes chevilles. Les lianes enlacèrent mes cuisses jusqu'à venir caresser la braguette de mon pantalon. La petite obsédée. Je remuai paresseusement le cul, afin de chasser ses petites malines, mais elles vinrent dessiner quelques formes géométriques autour de mon nombril.
- Ça chatouille, m'esclaffai-je.
Mais mon rire devint un lézard qui rampa le long d'une branche. Ça, c'était la belle vie.

- Jyll, c'est quoi c'Pays des Merveilles dont tu m'parles tout l'temps ? Il est sur la carte ? Tu crois qu'on peut y aller en Montgolfière ?
La fumée de la cigarette que je venais d'allumer esquissa quelques silhouettes familières : La Méchante Reine ; dont la tête était ronde comme une pomme chevauchait présentement un Loup à la crinière bouclée. Mais, la présence inopinée de mon amie m'arracha à cette sympathique cinématique. A moitié affalée sur mes jambes en coton, Jyll m'affubla d'un rictus enfantin auquel je répondis sans tarder. Mes phalanges vinrent épouser la courbe de sa joue ronde et douce comme une pêche.
- Dis, Jyll, tu m'montreras c'Pays des Merveilles, un jour ? Moi aussi, j'veux parler aux chattes bleues.
Je me redressai légèrement, juste pour venir déposer un baiser papillon sur ses lèvres sucrées.
- T'as toujours un goût de thé sucré.
Puis, je m'éparpillai de nouveau sur le sol.
- J'ai toujours eu les yeux de deux couleurs. Peut-être que j'ai une luciole dans la face depuis ma naissance.
Je me laissai, de nouveau, submerger par un rire dont les notes se perdirent au grès de l'alizé.
- Non, j'sais pas parler aux chats. Tu m'apprends ?
Je me relevai, balayant des yeux les rangées de sucres d'orges. Au loin, un petit animal rose mais tigré d'orange gambadait gaiement entre les sapins jaunes. Je plaçai mes mains de part et d'autre de mon visage.
- Minou !, beuglais-je, merde, c'était un poisson-chat.

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Il a été aperçu dernièrement Dim 24 Avr - 21:50, errant dans
les sublimes ruines de l'Atlantide. Mais quel coup préparait-il ?
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Dim 24 Avr - 21:50

Psychédelicious


Jyll A. Kinglsey ft. Sam Float


Vivre ici ? Quelle idée splendide ! Je pourrais passer mon temps à tailler mes vêtements dans l'écorces pendant que Sam me cuisinerait des mammouths joufflus. On finirait chacune de nos soirées, collée l'une à l'autre, comme de la barbe à papa, que l'on ne pourrait séparer qu'en la déchirant. Et tous les deuxièmes samedis de la semaine, on irait chasser de l’ammonite dans les volcans roses derrière la rivière ! On irait jouer avec les autruches à deux crânes, aussi pour leur casser la tête ! Quelle stratégie.

Je sors une clope Absolem de mon paquet bleu, et la tend à la Lune pour qu'elle l'allume. Une bouffée de vie. Parfait.

- Mais regarde... Le Pays des Merveilles est tout tout'autour de tour de toi ! Regarde bien ! Il suffit juste de savoir comment regarder... Tu vois que ce que je vois ce soir ? Je vois toujours la vie et les gens comme ça... C'est ça le pays des Berveilles ! Il n'a pas de limite, tu inventes ce que tu veux... Tu vois ce que ce qui que les gens voient pas. Tu peux parler à qui tu veux... Mon Amie Dory par exemple, elle parle aux baleines. Des fois, le soir... on danse toutes les trois sur mon frigo avant d'aller dormir. Tiens regarde, elle est là-bas !


Je laisse un rire m'échapper lorsque Sam confond Mobybite avec un poisson chat... Elle a déjà vu une baleine aussi grosse ?! Je la vois se lever ensuite, et sautiller comme un cadavre arc-en-ciel, aboyer des « miaou » à tout bout de prés. La forêt commence à rire dans tous les sens, au point d'en pleurer. Je retirer alors ma veste, de quoi me rafraîchir un peu. Les giclées viennent humidifier mon corps, me réchauffant alors un peu plus. Par contre, le ciel doit être PD, il commence à grogner. Je m'en fiche, je me sens libre comme un escargot ! Je brise ma coquille, laissant ma peau à l'air libre ! Les petites lucioles font semblant de s'éteindre pour que je ne remarque pas qu'elles me matent, les cochonnes ! Ah non, la luciole de Sammy n'arrive pas à retirer l'ampoule visiblement. Je me mets à tartifler comme une tarte, tombant alors vers l'arrière. Le sol me rattrape gentiment. Il est adorable. Il commence à me bercer dans tous les sens, et tout se met à tourner autour de moi, comme un joli manège. Superbe, un tour gratuit ! J'attrape les mains de Sam et je l'entraîne dans ma tournante, crachant mes rires au vent qui continue de pleurer sur nous. Là, mes doigts glissent et je tombe de nouveau sur le plafond du bois. Les lampadaires sont haut et durs, tout recouvert d'écorce. La lune s'allume comme une lanterne, et, tendant mon bras vers elle, je sens que je peux en attraper un morceau et le manger. Elle aurait sûrement eut ce goût de pop corn que l'on trempe dans le velouté de tomates tagadas. Mais je n'ose pas goûter, de peur de ressembler à l'éléphant rose sur lequel je suis avachis. D'ailleurs, je bondit d'un coup en le sentant frémir.

Non d'un phoque engrossé... c'est un chat !

- Sammy ! Sam !

Je lui chuchote d'un air strident, pour pas faire fuir la bête, mais cette idiote tournille autour des maisons de la forêt, comme si elle faisait sa parade aux bois ! On dirait une petit coquelicot qui bat des ailes pour séduire un peuplier atrophié.

- Sammy !

Le chat creuse un troue et s'enfuit dedans. Enflure.  

- Sammy ! Tu as fait fuir Cheschire !

Là, je bougonne et me laisse tomber sur la marguerite verte à mes pieds. Je m'enfourne dans ses pétales douces comme du gazon juste tondu.

- Tu sais, Sammy, le chat le plus connu du Pays des... des Berveilles, bah il parle et il disparaît tout le temps. Tu l'as fait fuir... Il a eut peur de toi, t'étais en train de voler comme un éléphant. Il ne faut pas être plus fou qu'un chat si tu veux pouvoir parler avec lui... Si tu, tu es plus folle qu'lui, la Reine va te couper la tête, et la tremper dans le rouge pour te redonner les idées clairvoyantes ! Des fois, elle te la redonne même pas, du coup tu vois plus rien.. Mais grâce à Cheschire, on peut survivre et perdre la tête au pays des Merdveilles. Lui, sa tête se balade tout le temps partout-tout. Et et... si on cherchait Cheschire? Il adore jouer à casse-casse ! On pourrait lui dégommer la tête pour qu'il nous communique avec nous ? Je t'apprendrais à lui rouler des langues ! Tu apprendras son langue de gage !

Je sautille comme une petite fille à qui on vient d'offrir un marteau et un burin. Toutes excitée à l'idée de chercher dans ce pois des merveilles, la chatte de chez Sire.

Kiki.2000
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Il a été aperçu dernièrement Lun 25 Avr - 10:32, errant dans
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Lun 25 Avr - 10:32


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Jyll A. Kingsley ✤ Sam Float


❝ I'm laughing, I'm crying, it feels like I'm dying... ❞



Mes prunelles incandescentes sondèrent les alentours. Le Pays des Merveilles. Cette contrée fantasmagorique m'enivrait déjà. Je plissai quelque peu les yeux. Regarder. Je n'avais qu'à faire cela pour découvrir les esquisses de cet univers coloré. Une souris aux ailes rosâtres virevolta jusqu'à nous. Wouaw !... Estomaquée par cette apparition digne d'un Cartoon, je suivis maladroitement sa trajectoire. Peut-être pourrai-je l'attraper pour l'enfermer dans une cage à oiseau ? Il me servirait de veilleuse lorsque viendrait la nuit. Son corps fluorescent dessinait, au fil de ses courbes, quelques formes géométriques. Je tendis alors les bras et, d'un geste maladroit, capturait l'animal entre mes paumes. Ses ailerons caressèrent mon épiderme un court instant avant de s'interrompre promptement.
- Jyll, chuchotai-je, craignant sans doute d'effrayer la pauvre bestiole entre mes doigts.
Mais la principale concernée se lovait comme une chatte en chaleur entre les brindilles d'herbes folles. Elles finiraient sans doute par aller lui chatouiller le nombril. Je haussai nonchalamment les épaules. Qu'elle joue les chaudes avec la pelouse ! Je m'en fichai pas mal à dire vrai. J'avais – rien que pour moi – un soupillon. Je portai mes mains jointes à hauteur de mon visage et, les écartai prudemment pour apercevoir ma fabuleuse trouvaille. Bah ?... J'éloignai alors mes phalanges les unes des autres pour constater avec déception que la créature n'était plus là. A la place, j'avais, sur la peau, une traînée pailletée. Le con ! Il m'avait chié dessus avant de s'évaporer ! Je pestai comme une truie, tout en essuyant la fiente sur le tronc soyeux d'un jeune sapin. Ce dernier, visiblement mécontent, me flanqua un coup de branche à l'arrière de mon crâne creux. Aïe !
- Désolée, grommelai-je en me massant la nuque.

Je me roulai alors dans le gazon maudit. Au moins, celui-là appréciait ma présence. Bon, il aimait principalement la forme rebondie de mon cul, mais tant pis. Je lui pétai des fleurs enchantées pour le nourrir. Il en gémissait de fleurir. Le coquin. Les bras croisés sous ma tête, je contemplai les girafes arc-en-ciel s'envoler dans le ciel noir. Elles ressemblaient à des guirlandes de Noël. Un jour, j'en offrirai une à Jyll pour qu'elle se marie avec moi. Comme ça, nous passerons notre vie ici ; entre les nuages jaunes et les arbres violets. Un rictus orange s'esquissa sur mes lèvres. Nous ferons, cela oui. Et, peut-être que Cheschire pourrait nous marier ? Il fallait absolument le retrouver. Je me redressai donc promptement, non sans caresser quelques étoiles de mes cheveux.
- Retrouvons Cheschire !
J'attrapai alors la main de mon amie et, l’entraînai au pas de course entre les bois ivres. D'ailleurs, nous avions beaucoup de difficultés à éviter leur danse titubante. Ceux-là ne seraient pas inviter à nos noces. Ils passeraient sans aucun doute leur journée au bar à boire le nectar des coquelicots. Tant pis pour eux. Il n'y aurait que les chênes, les camélias et les poissons-chats.
- Regarde là-bas !
Au loin, ce qui ressemblait à une flamme bleue, ondulait entre les feuillages d'un vieux prunier. Je ralentis dès lors ma course afin de ne pas faire trop de bruits. Je tirai Jyll par le bras et, l'incitai à se cacher près de moi, derrière le flanc d'une grosse coccinelle rose.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?, demandais-je dans un grossier chuchotement.
Il y avait-il une canne spéciale pour attraper ce malicieux chat ? Ou fallait-il simplement lui donner des croquettes volantes ? D'ici, la queue de Cheschire s'apparentait davantage un gros asticot malade.
- Tu crois qu'on va devoir donner notre langue au chat si on ne l'attrape pas ?
Quelle idée ! Je plaçai mes mains contre mes lèvres. Comment pourrai-je embrasser sans elle ? Est-ce que Jyll m'aimerait encore sans ça ? Évidemment. Nous n'étions qu'une seule et même pomme d'amour. Je passai donc mon bras autour de ses épaules.
- Ta bouche change de couleurs. Je crois que t'as mangé un projecteur.
Je pressai doucement mon index sur la pointe de son nez pour éteindre ses sautes d'humeurs.
- Tu ne vas plus avoir de pile sinon.
Mon regard se riva de nouveau sur le flambeau bleuâtre. Cheschire, nous voilà !

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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Mar 26 Avr - 16:23, errant dans
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Mar 26 Avr - 16:23

Psychédelicious


Jyll A. Kinglsey ft. Sam Float


Alors que je danse tranquillement avec les pingouins des bois albinos, Sam débarque comme une crêpe et m'attrape la main:  « Retrouvons Cheschire ! ». Elle m'entraîne dans sa course complètement folle, alors que je vois passer une abeille circoncise. Je tourne la tête pour la regarder, alors que Sam m'entraîne toujours sur la route du bonheur. En me retournant, mes lèvres viennent épouser un gros chêne. Outch, il a le tronc dur ce coquin ! Il écarte gentiment ses cuisses pour que je puisse passer malgré le choc. Mais là, Sam qui ne remarque vraiment rien, continu de me traîner et ne réalise pas que depuis deux minutes et cent dix neuf secondes, mes dents sont en train de tondre la pelouse ! Épilation gratis les gars ! Elle freine d'un coup sec et là, je virevolte directement dans la gorge d'un gros dromadaire qui baillait tranquillement. Là, il me recrache avec sincérité, tout en s'excusant deux fois. Je me relève, dépoussiérant ma robe recouverte de bave marron, alors que Sam m'indique une direction :

« Regarde là-bas ! ».

Au départ, je n'aperçois qu'une vieille peau bleue en train de fumer comme une catin entre deux branches. Mais très vite, je reconnais mon tendre Cheschire. Ou du moins, une de ses copies, puisqu'il était insaisissable. Tel était notre défi : il fallait attraper l'inttrapable ! Mais trâquer l'intrappable était improbablement inaccomplissable. Que le dieu des coccinelles nous bercent dans notre mission secrète, on allait avoir besoin du soutien de toutes les natures mortes que la Terre est portée !

« Tu crois qu'on va devoir donner notre langue au chat si on ne l'attrape pas ? »

- T'es folle Sammy ! Comment pourrions-nous manger nos moules après ça ? J'aime trop la viande pour me séparer d'ma langue !

Elle passe son bras autour de moi, alors que je me rattrape au coquelicot violet pour ne pas chavirer.

« Ta bouche change de couleurs. Je crois que t'as mangé un projecteur. »

- Mais non, j'ai sucé l'anis du Dromadaire géant ! Il avait mauvais goût, mais ça pétillait de saveurs... Attend, comment ça la bouche qui clignote ?!

Je frotte mes mains à ma bouche pour retirer toutes ces couleurs, que j'étale sur le coquelicot. Tiens ma belle, habille-toi un peu, tu feras moins salope. En me redressant, j'aperçois toujours le chat de Cheschire qui trémousse son popotin comme un hippopotame rappeur. Toutes la clique des marais est là pour suivre son groove de fou, et je me joins à lui dans sa danse macabre. Il faut dire que, ma veste égarée, j'avais bien l'accoutrement d'une strip teaseuse ! Parfait pour tourner le prochain single de la messe ! Le Papa avait qu'à bien s'accrocher à sa robe, la Nouveau Test-Amants débarquait ! Je me trémousse encore, traversant le petit ruisseau grâce aux grenouilles bleues qui me servent d'escalator. Elles grognent comme des pivoines, et j'adore sentir leurs petits ventres exploser comme du pop corns sous mes chaussettes rose spaghetti. Tenant Sam par la main pour ne pas tomber, on gravit les échelons tant bien que mal. Le chat est à portée de tête. J'attrape un filet qui traîne par là, et je bondis sur le félin comme une baleine affamée ! Le griffus se fait engloutir dans ma poche. Je le saisit par la patte arrière, pour lui faire des gouzis, mais je constate son entre-jambe. Bitch.

- Sammy... elle aussi elle arbore les crustacés...

J'e suis déçue... C'est pas Cheschire, mais la Chatte du Concierge de la forêt. C'est celle qui enterre les feuilles mortes la nuit, pendant que les poussins dansent le rock autour des nénuphars de papillons. La forêt se met à tourner autour de moi, et je laisse le sol venir s'écraser sur ma joue. Quel dommage... Cheschire nous fait encore marcher. Mais là, le regard plongé dans la mer étoilée, je remarque un astéroïde joufflu me faire un clin d’œil. Alors je me redresse d'un bond, et aperçois un nouveau chat au loin, qui avait poussé comme un feu-follet.

- Sammy... c'est une épreuve... nous devons retrouver Cheschire ! Parmi tous ! On doit parcourir tout ce village de sapins pour le retrouver !

Je suis prête à tout pour montrer à mon amie les merveilles de mon pays ; lui prouver à quel point c'est bien plus fantasque que Storybrooke. Je suis prête à sonner chez les Sauterelles pour me faire indiquer le chemin, et même à écraser des gaufres à la pimprenelle s'il le fallait. Je suis même prête à défier le terrible, et l'invincible Mulot des Frontières pour retrouver notre félin. Je suis prête à tout pour Sam.

Kiki.2000
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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Mer 27 Avr - 2:26, errant dans
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Mer 27 Avr - 2:26


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Jyll A. Kingsley ✤ Sam Float


❝ I'm laughing, I'm crying, it feels like I'm dying... ❞



Je contemplai désormais le ciel aux lucioles étincelantes. Scintillant comme des grosses perles nacrées, elles s'enlaçaient en une danse élégante. Parfois, leurs petites masses se fondaient les unes aux autres pour retracer les contours brumeux d'un nuage aux milles couleurs. C'était un réel ballet d'astres nocturnes. J'étais certaine que cela ferait un carton sur le plafond du Rabbit Hole. Nous pourrions, tous, s'abreuver et onduler, sous ce spectacle digne d'un feu d'artifice silencieux. J'étais bien, là, sous le joug accapareur de cette nature séduisante, aux côtés de ma Jyll. Parfois, lorsque je rivai mes phares mal réglées vers son visage de poupée, je percevais les reflets colorés de la voûte céleste peinturlurer sa peau d'albâtre. Elle était belle cette conne. Elle avait, constamment, ce brin de folie qui ondulait au cœur de ses prunelles Milka. C'était pour cette simple et pure raison qu'elle représentait à la fois tout et rien dans mon univers délirant. Elle était ma moitié d'hérésie, ma moitié d'appétit ! Peut-être pourrions-nous passer le rester de notre existence à peindre le chapeau des champignons de mille et une saveurs. Après tout, qui pourrait nous en empêcher ? La Sauveuse avait bouffé le fruit défendu de la Méchante Reine et, finalement, c'était la deuxième qui s'était empoisonné à l'aphrodisiaque de l'amour. Elle était, à présent, aussi mauvaise qu'un ourson mal léché. Quant aux autres vilains qui arpentaient les rues de cette insignifiante petite bourgade, ils craignaient bien trop ce qui grondait dans le ventre de leur tant détesté Emma. Tout le monde était occupé avec tout le monde. Personne ne songerait à nous chercher ici, entre les asticots tigrés et les biches à trois têtes. Et, à dire vrai, peu m'importait. Le principal était que je me trouvais dans ce lieu détonnant, auprès de Jyll. J'espérais que je pourrais en rêver encore, lorsque Dame Morphée viendrait me faire sniffer la coke de sable. Il n'y avait pas de plus bel endroit que celui-ci.

Nous traversâmes un petit ruisseau de lait, jonchées sur des grenouilles au ventre péteur. Je riais aux éclats, tandis que nos pas créèrent une mélopée désordonnée et disgracieuse sur leur abdomen tendu comme un ballon de baudruche au bord de l'explosion. Peut-être pourraient-elles rejouer ce Mozart le jour de notre mariage. Après tout, plus on est de fous, plus on jouit, non ? Cheschire. Il n'était plus qu'à quelques lapins en chocolats de nous, désormais. Tapie dans l'obscurité rosâtre d'un vieux pommier, j'observais mon amie s'aventurer avec précaution vers le matou. Celle-ci avait, visiblement, l'habitude de côtoyer cette bestiole au pelage bleu. Lorsqu'elle parvint à pincer fermement l'une de ses pattes, je me précipitai vers elle. Bordel de merde. Son anatomie était privée de vers reluisant entre les coussinets. Je fis une petite moue désappointée. Nul. Je ne pourrai pas vivre heureuse et avoir beaucoup d'enfants avec Jyll ; ce bâtard de minou n'était pas fichu de montrer le bout de ses moustaches pour nous marier. Je m’assis sur le cœur d'une marguerite qui, referma précautionneusement ses pétales autour de moi pour réchauffer mes os.
- J'voulais tellement voir Chefire, articulai-je maladroitement, tandis qu'une particule de pollen s'immisça dans ma narine.
Je fronçai les sourcils et, éternuai bruyamment de l'eau mauve. J'avais trop mangé de barbe à papa dans les cheveux de Jyll. Il fallait dire que sa tignasse possédait toujours une ribambelle de parfums. Je sursautai au nouvel élan de mon amie. Le cœur bandé d'espoirs, je me redressai promptement. La nuit bleue était à nous ! Cheschire ne se cacherait pas bien longtemps. A nouveau, je saisis sa main.
- Les minous de ce village n'ont qu'à bien se tenir !
Et nous partions encore une fois à la quête de ce félin fou. Au loin, deux masses épaisses se faisaient des mamours. Il devait être là. Les bêtes n'étaient pas homo. Ou peut-être que si ? Je fis signe à Jyll, afin de lui montrer les deux feux follets faire leur parade ridicule.
- Tu prends celui de droite. Je prends l'autre, chuchotai-je sérieusement.
Prudemment, je fis quelques pas de sauterelle pour ne pas faire de bruit. Puis, dans un cri de prédateur rouillé, je me jetai sur ma proie. Mes côtes rencontrèrent le sol dans un nuage de paillettes, tandis que mes bras se refermèrent sur l'objet de ma convoitise.
- Je l'ai, beuglai-je, en essayant de retrouver Jyll à travers la pluie brillante que j'avais déclenché.
- Hey, connasse, tu peux me lâcher ?
Je baissai alors les yeux vers ma prise. Visiblement blasé, le tigré me fixait de ses prunelles vertes.
- Hein ? C'est toi qui m'parle ?
- Non, non greluche. C'est l'Papa là-haut. Qu'est-ce qu'elle est conne.
Je me redressai légèrement, un peu éberluée par cet échange insensé.
- C'est toi Cheschire ?
- Moi ? Cheschire ? J'ai l'air d'un vieux matou boiteux ? J'crois pas ma donzelle, s'esclaffa-t-il.
Je haussai les épaules et, quelque peu navrée de l'avoir capturé contre son grès, le relâchai sans attendre.
- Désolée Monsieur L'Chat.
- Ta gueule.
Assise sur le sol, les jambes écartées, je vins croiser le regard de mon amie.
- C'était pas lui. Il y a trop d'queues ici. Comment tu veux r'trouver celle de Cheschire ?

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Il a été aperçu dernièrement Mer 27 Avr - 16:06, errant dans
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Mer 27 Avr - 16:06

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Jyll A. Kinglsey ft. Sam Float


Guidée par la main précuite de Sammy, je me laisse emporter au gré de la pluie à travers cette forêt biscornue. Dans ma course, j'évite soigneusement les éléphants en coquilles et les gaufres moisies. On traverse un rivière laiteuse qui nous fait glisser comme des petites madeleines ébréchées. On arrive rapidement à l'autre embout de la rive. Là, mon amie bondit sur l'un des deux chats, qu'elle attrape fièrement. Elle commence à discuter avec lui alors que je grogne de ne pas avoir pu rattraper le second. Cette tapette est partie se cacher dans la pelouse, et franchement, je n'ai pas le courage de voler jusqu'à lui. Le chat de Sammy s'enfuit lui aussi en grognant, et, pour le punir d'avoir envoyer boulet ma tendre copine, je lui écrase gentiment la truffe. Il éclabousse en cerise sur le carrelage mal tondu.

« C'était pas lui. Il y a trop d'queues ici. Comment tu veux r'trouver celle de Cheschire ? »

- Si c'était aussi simple, Sammy, on serait déjà en train de construire notre maison en peau de grenouille au Pays des Merveilles, avec Cheschire comme cuisetanière... Tu sais, ce qui est fascinant dans mon univers, c'est qu'on ne sait jamais sur quoi on peut tomber...

Et à ces mots, le sol se castre sous nos pas, et on se laisse entraîné par les profondeurs pelousières. Je vois des coccinelles vomir des paillettes pendant qu'on glisse le long du toboggan terrestre. Je tiens toujours Sam par la main, pour ne pas la perdre dans le chocolat. On arrive finalement dans un autre coin de forêt, près d'une grotte lumineuse en forme de bourse. Je toque à la fesse, mais personne ne répond. Alors je tire la queuninette, et la chèvre sert pas. Je me retourne et commence à grogner, énervée de ne pouvoir montrer à Sam tout ce que peut renfermer cet univers fascinant. Je la vois me regarder avec instance. Alors je me retourne de nouveau vers la griotte de pierre et je commence à lui cracher dessus. Alors elle se met à pigner en ouvrant grand la bouche. J'en profite pour tirer Sam avec moi et on entre enfin. Heureusement, les frelons malades clignotent sur les côtés pour nous guider. La grotte était aussi sombre que le lait... Impossible d'y voir clairvoyamment ! En conséquence, on marche prudemment...

Je scrute la moindre petite parcelle dans l'espoir d'y trouver ne serait-ce que l'ombre de Cheschire. Mais pour le moment, tout ce que j'aperçois, ce sont des têtards sauter des cafard dodus, des étoiles vomir dans les fleurs, et des chameaux s'écraser mutuellement avec amour. Mais soudain, entre deux autruches atrophiées, je remarque un vague nuage bleu se dissoudre, comme une fin de disparition. Je m'excite comme un coquelicot, sautillant comme un coquillage salé :

- Sammy ! C'était lui ! Je suis sûr que c'était lui !

Alors je décide, cette fois, de prendre les reines. On monte sur une fourmi et, en lui murmurant des mots d'amour à l'antenne, la bêbête se met à avancer. Je passe le volantenne à Sammy pour la laisser conduire, de peur qu'on est un accident. Je n'avais pas le permis, et je serais capable d'écraser la petite-mère ou la nageoire du Kangourou.

- Vas-y Sam ! Appuis sur le champagne !

On commence à ramper à toute allure, et bientôt, le parcours se transforme en toboggan arc-en-ciel que Fourmilia arpente avec féminité. Elle dandine ses milles et une pattes pour garder une stabilité, mais n'hésite pas à nous faire profiter des loopings et des virages mortels. Je manque à plusieurs reprises de tomber, mais heureusement, je suis bien attachée. Je regarde Sam, concentrée sur la route, avec des yeux d'abricots. Elle est si mignonne lorsqu'elle conduit... Cela me rappelle nos parties de PlayGame sur la télévision le vendredi soir avant d'aller en boîte... D'ailleurs, le karting manque de musique. Alors, pendant le voyage, je tend ma main pour attraper une flûte qui poussait entre les rails de bois. Je commence à cracher dedans, et une mélodie commence à buller au-dessus de nous. Cette musique, étant trop fade, j'attrape une framboise que je coince dedans pour rythmer mon flow. La fourmi antennocomandée commence à s'exciter comme une catin, et se dandine dans tous les sens, au rythme du son, si bien que j'ai l'impression de naviguer sur un taureau rouge. Alors je lui enfonce la flûte dans le moteur, pour calmer ses ardeurs. L'air qui filtre du véhicule continue à siffler dans l'instrument. Super, une radio écolosique !

J'aperçois au loin une descente infernale. On pénétre doucement, mais sûrement dans les fins fonds de l'univers, et cela tombe fort bien puisque, lorsque j'étais tombée dans Wonderland, j'avais passé des heures à chuter. Ce qui confirme bien l'hypothèse que le Pays des Merveilles se trouve tout au fond de l'univers, dans les profondeurs de l'esprit. Cheschire s'est sûrement caché dedans. La fourmi, à vive allure, n'aperçoit pas le cul de sac à dos, et on fonce tout droit dans un mur. Le véhicule explose, nous laissant traverser au travers. On est propulsé par l'accident jusque dans la salle derrière le mur. Là, la pièce  se retourne comme un sablier, et l'on se retrouver la tête en bas, les pieds en haut, mais dans l'autre sens. Sur le plafond du sol, on aperçoit un fameux miroir. Mais oui ! De l'autre côté du miroir !

Kiki.2000
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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement , errant dans
les sublimes ruines de l'Atlantide. Mais quel coup préparait-il ?
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