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[-16 ans] Souviens-toi mes noires offrandes... [Raspoutine ft. Vivia]



♦ True Love : Ma conscience névrosée.
♦ Métier : Sorcier (vaudou & Magie Noire)
♦ Camp : Les Limbes
♦ Conte : Dr. Facilier (La Princesse et la Grenouille) & Raspoutine (Anastasia)
♦ Avatar : Mads Mikkelsen

♦ Inscription : 14/10/2014

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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le 14/10/2014.
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Mer 11 Mar - 22:39

Souviens-toi mes noires

offrandes...


~ feat. Dr. Facilier Raspoutine & Vivia Vycilinski ~



Le mur s'effrita. Sur un pan de bois verticale qui noircissait au contact de l'air, ne restait plus qu'une horloge pendue. Un craquement. Une veine en pleurs. Ses doigts craquaient. Ses paupières papillonnaient.

Tic Tac.

Ses veines se bombèrent de poison, ses cheveux se tordirent de terreur tout en toile d'araignée. Ravie festin. Son œil cristallin tissa sa toile de verre, s'explosa en un miroir éclaté. Petites pattes velues qui recouvrent liberté.

Tic Tac.

Son crâne céda au son des bulles de sang. Le cadavre du médecin s'affala sur le sol comme une carcasse. La petite terreur à huit pattes sortie du globe oculaire entravé, poursuivant sa course saccadée au rythme des pas. Un mouvement d'ongle, le corps inerte pénétra le sol. Funeste cire. Funeste Sir.

Tic Tac.

Il déboula dans l'ascenseur, enfonça les portes, pénétra dans l'enveloppe mortelle. Chute rapide. Sous-sol. La porte s'ouvrit. Le fer fondu à son souffle, les lumières crisant à son être, le sol rampant à sa course. Sombre sanctuaire.

Tic Tac.

Il avança, doigts d'une main rejoint aux autres, devant lui. Capuchoné, ne laissait miroiter que ses yeux morts. Une pancarte  : « Sous-sol. Asile privé ». Sombre sanctuaire.

Tic Tac.

Un homme. Blond. Jeune. Un médecin. Apeuré, le cœur battant, le souffle court, les veines à l'affût, le sang brûlant, les os serrés, les ongles saignés, les lèvres fendues. Petites pattes velues. Gratte. Gratte. Gratte. Gratte. Saigne.

Tic Tac.

Plus de langue, plus de peau, plus de bras. Sublime mariage de pourpre et d'or. Douce chair baignée dans la peinture passion. Ravie Festin.

Tic Tac.
Un médecin.
Tic Tac.
Crève.
Tic Tac.
Tic Tac.
Tic Tac.


La porte métallisée au fond du couloir se pare d'un voile de givre. La petite fenêtre de verre au-dessus de la poignée commence à craqueler. La petite araignée grimpe lentement le long de la vitre. Sa médiocre silhouette envahie l'intérieur de la pièce en une ombre mortelle. Elle monte, elle monte. Elle rampe, elle rampe. Douce offrande. Elle monte, et monte. Douce souffrance. Elle monte, elle rampe, rampe et monte et rampe, démonte. Tic tac. La fenêtre se brise en mille éclat à l'intérieur de l'enclos. Gratte, gratte, gratte.

Une vois suave et funeste vient titiller les tympans de la belle séquestrée :
- Viviaaa...

La voix retraverse son crâne en un courant d'air plus violent :
- Viviaaaa....

Un rire sarcastique retenti dans la pièce et fait éclater les vis de la poignée de porte. Une petite fumée brune s'enflamme et vient s'encastrer dans les narines de la brune recroquevillée dans un coin de sa cellule. La morte flamme noire réapparaît sous ses yeux, et, à l'allure d'une main aux doigts longs et fins, caresse la joue de la prisonnière, passant son ongle éphémère le long de ses lèvres pâles. Gratte, gratte, gratte.

Doux murmure qui survient comme la caresse d'une mort subite:
- C'est moi....

Un rire sarcastique retenti dans la pièce et fait éclater les vis de la porte.

La petite araignée commence à grimper le long de sa cheville. La fumée noire s'abat sur l'insecte, le saisit et l'enfonce tendrement dans la gorge de la folle furieuse, tout en lui caressant les cheveux de son apesanteur macabre.

- Régale-toi ma belle.

La fumée se dissipe. Silence. Vide.

Tic Tac.



Au plus noir de la nuit, c'était l'enfer, le calvaire. Un horrible cauchemar me remplissait d'effroi. J'en ai perdu mes esprits; un corps partait en charpie. Quand j'ai ouvert les yeux le cauchemar c'était moi !
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Il a été aperçu dernièrement Mar 17 Mar - 21:44, errant dans
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Mar 17 Mar - 21:44



THE DEVIL WITHIN
Dr. Facilier Raspoutine ✤ Vivia Vycilinski

I'm the poison in your bones.


Une heure... maudits y a l'plafond qui m'regarde ! 
Les petites bêtes grouillent, s'égosillent. Elles se tordent, dansent et psalmodient. Un gargouillis vibre. Un cri détonne, perce le silence sépulcrale. Quelques pas précipités. Quelques halètements éhontés. Puis le néant. Les membres s'endolorissent, la peau devient bleue, violâtre. Tu tires sur tes chaînes. Encore une fois. Mais tu n'es plus qu'un animal pris au piège. Alors tu ondules du bassin, cherches un autre dessein. Tu voudrais fuir. Peut-être. Délier tes articulations emplâtrées, tordre ta colonne bétonnée.
- Un, deux, trois...
Tu comptes les petits insectes. Leurs pattes éternelles. Elles marquent le tempo, là, au cœur de tes songes. Elles troublent ton repos. Tu voudrais étreindre ta pauvre tête. Arracher quelques cheveux douloureux. Mais le plafond te regarde. Il surveille les corps endiablés. Les petites vierges esseulées. Ta langue s'agite au dehors. Obscène et décadente. Un rire s'échappe. Le sens s'égare. Et tu ne parviens qu'à rouler des yeux. Tes côtes lacèrent les ricanements despotiques. Tout n'est plus qu'une incessante mutilation.

Deux heures... en cas de doute demandez l'avis de votre médecin
Une cuillère. Une deuxième. Ton regard en croise un autre. Un rictus. Hésitant. Tu papillonnes des yeux. Tes lèvres s'entrouvrent, cherchent le mouvement à produire. Tu secoues ta petite tête, gémis d'impuissance.
- J... je...
Mais tu n'as pas le temps. On ne t'en laisse pas la chance. L'aigreur envahie ta bouche. Tes sourcils se froncent. Injustice effrontée. Tu craches la bouillie. Tu craches ton venin. Une gifle. Une bourrasque.
-  Ce n'est pas un jeu. Tu dois manger.
Ton corps se balance. Petite berceuse hérétique. Tu répètes inlassablement ce « je » avorté. Cette mélopée insensée. Tes bras s'agitent. Ta main s'abat contre la table brinquebalante. Un fracas. Quelques appels. Et des poignes se resserrent autour de toi. Tu te débats. Non. Tu ne veux plus être un appât...

Trois heures... confusion mentale, troubles psychiques
Ton front pulse le « tic-tac » du temps qui s'efface. Il marque le tempo, heurte le mur livide. Les voix s'étranglent, se rassemblent. Cacophonique. Tu presses tes paumes contre tes oreilles. Jettes ton pauvre crâne contre la surface désagrégée. Euphorie latente. Le monde tremble, gronde. Il dégobille l'Enfer. Les tressautements de ton âme chuchotent. Quelques hurlements. Quelques stridences. Ton rire se perd, s'éventre. Tu frappes dans tes mains. Tapes des pieds comme une enfant. Les mots se distinguent, appellent enfin. Tu ne sais où poser ton regard. La pièce s'envahit. Elle prend vie. Un souffle familier. Et puis un éclat désespéré. Tu reconnais la brise qui étreint le corps. Celle qui dévore la mort.

Lui.
L'Ange Noir.

Une caresse funeste. Un chant funèbre. Tu frémis. Une saveur nauséabonde s'infiltre, tisse son lit. Tu palpes le vide, cherches ton salut. La volute noirâtre t'embrase, t'embrasse. Elle se glisse, s'immisce. Une petite bête dévale tes entrailles. Un rictus déforme impunément ton visage.
- Mon Ange, susurres-tu.

Quatre heures... il n'y a pas d'ataxie

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Il a été aperçu dernièrement Mer 25 Mar - 23:51, errant dans
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Mer 25 Mar - 23:51

Souviens-toi mes noires

offrandes...


~ feat. Dr. Facilier Raspoutine & Vivia Vycilinski ~



La porte usée s'embrase d'un insolent brasier. Ne perdure que la structure de métal. Les fers se déchirent, se relient, se délient, se renient. La carcasse d'entrée crève sous le poids du mort, et s'affaisse sur le bitume écorché à vif.

La prestance noire s'imposait comme l'apparition-même de la Mort. Mais le drap noir s'évanouit sur le porte écrasée. Le sorcier n'était plus. Que de sombres tours il se jouait, se délectant de l'impatience de sa prisonnière. Caressant ses lèvres du bout des ongles quand bien même son corps immatériel ne se constatait point à l’œil nu. Une simple main grisâtres, flottant dans un nuage de cendre ; doigts cadavériques qui frôlaient la chair asséchée de la pauvre affamée.

Mais c'est alors qu'un médecin déboula dans la prison dépouillée, s'apprêtant à emmener la brune torturée. Raspoutine apparut enfin dans un nuage de fumée noire, macabre danse de cendre et de braise. Ses ongles attrapèrent la gorge noué du blond, d'une traite. Il serra ses articulations autour de cette douce chair vivante, sentant les palpitations manquées de ses dernières secondes de vie. Sa poigne s'enivrait de cet étranglement grâce auquel il déversait une goutte de sa fiole de haine déjà trop pleine. Il arracha la mâchoire du pauvre innocent, pour lui glisser la main dans la gorge. Il enroula l’œsophage de la victime autour de son index et d'un coup sec le lui en débarrassa vivement. Il lâcha le pauvre infirmier en sentant la balle d'un fusil lui transpercer le pectoraux droit. Il se tint le haut du corps, en crachant une insulte russe que seule Vivia était en mesure de comprendre. Ses yeux se redressèrent rapidement vers le coupable qui, à l'entrée de la cellule, pointait son fusil d'un air de dégoût vers l'affreux sorcier.

- Tue-le Raspoutine... Fais-lui mal...
- Facilier...

Il se caressa la joue cicatrisée, se l'immaculant du sang desséché qui s'était déversé sur son torse. Ses yeux, à la fois noirs et blancs, traduisaient cette hantise permanente du sorcier vaudou et du fils du diable. Raspoutine se tourna vers Vivia et lui accorda ce sourire malfaisant qui avait pourtant le cruel don de la rassurer. Il s'attarda finalement sur le médecin qui pointait son arme en tremblant, et tira une nouvelle balle dans le crâne de l'affreux qui ne s'évanouit pas. Il ricana :
- Raspoutine... Il t'as fait mal....  Tue-le. Prend son être, son âme, déguise-la de noirceur... Tue-le... Tue-le. Tue-le. Offre-lui le goût de la mort !

L'armé lui tira de nouveau dans les jambes. Raspoutine rampa vers sa proie à vive allure, manquant de perdre ses dents qui claquaient le long du bitume. Il attrapa les deux jambes du tireur et les lui délia de l'abdomen. Dans un cri de douleur, l'homme tenta un dernier coup de feu, mais Facilier Raspoutine ingurgita le viseur, se prenant ainsi la balle dans la bouche, qui s’amortit contre sa nuque et tomba sur le sol en la pénétrant. La peau se raffermit instantanément à la chute de la balle, par l'arrière du crâne, et Raspoutine cracha le sang qui bouillonnait dans sa gorge. Le liquide rouge s'esclaffa contre le visage de l'ennemi, lui brûlant les yeux de son ton acidifié. C'est alors que le sang se mit à pénétrer sa peau, et, comme par une diabolique forme de vie, fit frétiller ses cellules depuis l'intérieur, avant de faire exploser sa chair blanches en fracas. Le corps tomba raide mort sur la porte de la cellule éclatée sur le sol. Dr. Facilier Raspoutine se redressa, essuyant ses lèvres rougies et s'avança vers sa protégée toute tremblante. Il lui tendit la main, le bout des doigts tremblant à l'attente d'une main froide qu'il désirait sentir dans sa paume comme l'acceptation d'une délivrance.

- Vivia...

Un énième coup de feu éclata en sanglot sur le mur d'à côté.

La pauvre Vivia dans les bras, il s'accapara du couloir sombre. Les spots de lumière frétillaient à son passage. Le bitume se glaçait davantage de cette fraîcheur mortuaire, signe d'un meurtre sanglant qui tamisait la pièce de sa température funèbre. Les murs manquaient de tomber sous le poids de la mort qui nageait dans cette piscine de cadavres et de corps enguirlandés sur le sol. La pendule au mur manquait quelques battements sous l'effroyable spectacle duquel elle ne pouvait tourner le dos.

Tic.

Dr. Facilier Raspoutine se dirigea vers l'ascenseur, levant la main vers le tireur au loin qui lui faisait l'affront de vouloir lui arracher sa précieuse araignée.

Tac.

Son index tremblant dirigea le bras du barbu qui se retrouva alors face à son propre fusil. Il tira; la balle pénétrant son crâne de plein fouet, lui affligeant ce coup fatal. En passant, le sorcier écrasa sa nuque, comme si le cadavre n'était qu'une expansion du sol.

Tic Tac.

Un homme débarqua depuis l'échelle de secours, près de l'ascenseur, armé jusqu'aux dents. Raspoutine fronça les yeux. Une sorte d'araignée tissa sa toile devant l'ennemi et lui bondit dans l’iris. Se glissant derrière son globe oculaire en un cliquetis mortel, elle commença à lui rapper les artères de ses pattes velues. Gratte. Gratte. Gratte.

Raspoutine s'avança vers l'ascenseur, caressant sans délicatesse la chevelure rude de la brune, laissant aux pinces de l'araignée le soin de torturer le jeune gardien jusqu'à la mort. Gratte. Gratte. Gratte.

Tic tac.

Il pénétra l'élévateur, regardant vers le haut, activant par don de persuasion, l'ascension de la machine, pour regagner le rez-de-chaussé du General Hospital.

Tic

- Chtttt, marmonna-t-il en regardant Vivia, toujours entremêlés dans ses longs bras.

Facilier ricana. Raspoutine sourit d'un air presque attendrissant. Bartok se posa sur la main de Vivia, et se blottit entre ses doigts. Sinistre tableau.

Tac




Au plus noir de la nuit, c'était l'enfer, le calvaire. Un horrible cauchemar me remplissait d'effroi. J'en ai perdu mes esprits; un corps partait en charpie. Quand j'ai ouvert les yeux le cauchemar c'était moi !
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