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Can you feel my heart [ft. Frollo]


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Dim 18 Oct - 20:49


CAN YOU FEEL MY HEART
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Well, I'm begging on my knees. Can you save my bastard soul ? ❞



Le vent soufflait. Il s'immisçait sous le tissu, étreignait la peau déjà transie. L'hiver étendait son courroux. Le givre abîmait les lèvres, agressait les corps. Les cheminées expulsaient leur chaleur, offrant aux rares passagers quelques effluves festives. La nuit recouvrait la ville, enlaçait entre ses bras décharnés chaque carrefours, chaque recoins reculés. Le monde s'éteignait doucement. Il s'ensommeillait. Les dernières lumières s'estompaient les unes après les autres. La vie se repliait. Morphée veillait, elle guidait les esprits velléitaires. Le silence pesait tel un lourd couvercle sur le ciel charbonneux. C'était la fin d'un cycle. La ronde s'interrompait. Le manège s'éveillerait à nouveau demain. Et plus rien ne serait semblable à aujourd'hui.

Elle observait le reflet opalin de l'astre sélénite. Ses quelques rayons perçaient le store à peine rabaissé, dessinaient des formes indistinctes sur les murs pâles. Un soupire lui échappa. Si la nature se recroquevillait, Emma, elle, ne parvenait qu'à caresser le vide du bout des cils. Quelques images encore redoutées s'épanchaient à ses songes souffreteux. La machine ne cessait de se diviser, d'endolorir les parois de sa boîte crânienne. Elle plaqua un oreiller contre son visage. Elle aimerait débrancher les secousses de son cerveau, l'abrutir quelques secondes. Mais il s'obstinait dans sa cacophonie déconcertante. Elle grogna, s'agaça puis se redressa. Aucun bruit ne vint interférer l’accalmie des lieux. Il n'y avait que sa respiration rugissante. Regina. Le souvenir de cette femme la percuta de plein fouet. Trop d'événements s'étaient amoncelés les uns aux autres, trop de responsabilités s'étaient dessinées sinueusement. Elle envisagea à nouveau le bonheur qu'elles avaient, visiblement, effleuré du bout des doigts dans une autre sphère, les vérités qu'elles avaient du assimiler malgré elles. Sa vie n'était qu'un outrageux simulacre. Comment pouvait-on ouvrir des brèches aussi éclatantes pour les refermer aussi sec par la suite ? Avaient-elles seulement un avenir, une échappatoire face à cette tragique destinée ? Elle ne le savait plus. Le voulait-elle ? Elle se contraignait à espérer le contraire. Mais, au tréfonds de ses entrailles Emma ne pouvait nier l'évidence : elle désirait, aimait cette femme plus que quiconque sur cette fichue planète. Elle roula des yeux. Sa propre faiblesse lui arracha un sourire contrit.
- Foutue bonne femme, grommela-t-elle.

Elle déposa un mot sur la table. Ses parents tenaient à partager la moindre petite parcelle de son quotidien. Si bien qu'ils finissaient par en oublier son âge. Ils ne pouvaient donc s'empêcher de paniquer, de réclamer quelques justifications lorsqu'elle désertait la demeure. Cette délicate attention – lorsqu'on la connaissait – les inciterait peut-être à ne pas affoler toute la ville. Elle enfila sa veste. Elle n'était plus seule et pourtant, ce sentiment indicible ne la quittait toujours pas. Elle contempla le salon asthénique. Une petite voix lui souffla l'idée farfelue de se rendre auprès de sa mère biologique, de l'extirper à son repos pour lui conter les effusions de son âme. Et Dieu seul savait à quel point elle aimerait se réfugier contre elle, telle la fillette égarée qu'elle n'avait jamais cessé d'être. Mais ses géniteurs s'inquiétaient déjà bien trop de ses instabilités émotionnelles. Elle frisa le nez. Son regard s'assombrit davantage. Elle était irrémédiablement isolée, recluse, même au sein de sa propre famille. Lasse, elle secoua la tête, puis s'échappa de ces murs encore étrangers.

La fraîcheur lui arracha une plainte acerbe. Elle enlaça sa frêle carcasse, frictionna frénétiquement ses bras. Où allait-elle ? Peu importait. Un instant, elle se laissa tenter par l'appel démesuré de Regina. Mais que ferait-elle de plus là-bas ? Cette dernière ne possédait plus les bonnes cartes pour apaiser ses écoulements de lave. Elle serra les dents. Regina. Elle avait tout gâché. Elle l'avait abandonné dans son éternelle chute, puis s'était emparée de cette gamine sortie tout droit d'un cauchemar. Et, même si elle ne pouvait refréner l'affection qu'elle éprouvait envers cette petite fille, les images de cette vie parallèle ne cessaient de la hanter. Était-elle, finalement, le symbole-même de sa perte ? Comment cet être si fragile aurait-il pu l'être ? Cependant, cette éventualité ne la lâchait plus. Les signes n'étaient pas toujours d'une évidence limpide en ce monde. Elle gonfla ses poumons d'oxygène. Elle aurait tout donné pour quitter Storybrooke, ne serait-ce qu'une petite heure. Recouvrer un semblant d'existence banale, voilà ce qui lui manquait secrètement.

Était-ce la raison qui l'entraîna jusqu'à l’Église ? Elle n'aurait su le dire. On ne pouvait pas dire qu'elle fut réellement croyante. A dire vrai, la religion la rendait bien souvent mal à l'aise. Elle avait toujours cru y percevoir une once pernicieuse. De quelle manière pouvait-on expliquer ces guerres incohérentes dans le cas contraire ? Cela dit, – et sans doute malgré elle – Emma se réfugia au sein de l'ancienne bâtisse. D'abord surprise de constater cette dernière encore franchissable, elle fut ensuite soulagée du calme sépulcrale auquel elle se retrouvait confrontée. Elle poursuivit son errance à travers la nef. L'autel surplombé d'un Christ imposant l'intimida. Elle déglutit. Que faisait-elle là déjà ? Un désagréable frisson parcourut son échine. Elle inspira profondément.
- Qu'est-ce que t'as à me regarder, demanda-t-elle finalement à la représentation silencieuse, mais tu ne sais faire que ça ; regarder, hein ? Ou alors, je sais pas ce que je t'ai fais pour que tu me détestes à ce point, mais j'aimerais bien le savoir.
Son timbre se fêla, résonna entre les colonnes. Un sentiment révolté l'assaillit. Elle serra les poings. Ses instincts s'éveillèrent promptement. Quelqu'un venait d'interrompre sa retraite. Elle se retourna, tendue tel un élastique que l'on aurait écartelé, avant de souffler d'apaisement.
- Oh. M... Mon Père, bredouilla-t-elle maladroitement, excusez-moi, je sais qu'il est tard...

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♦ True Love : L'Enfer noircit ma chair de désir.
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Lun 19 Oct - 1:00

Purification d'ébène


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


La lune étincelait dans le ciel, berçant en ses entrailles de doux murmures nocturnes que seul Lui pouvait entendre. Même lorsque les ténèbres étaient autorisés à percer, ce à chaque fois que le Soleil feignait de tenir sa prestance, Il restait là, dans le ciel, à guetter ses fils du moindre affront. Frollo le savait. Dieu le guettait. Dieu le surveillait. Dieu le veillait. Dieu l'aurait également bordé, si le sombre prêtre s'était laissé échouer sur ses drapés blancs ; mais qu'importe que le Sablier crève, Frollo, jamais devant lui ne feignait. La nuit était son antre, son air, son fardeau. C'était au clair de Lune que l'Archidiacre resplendissait. Si les Bonnes Sœurs ne restaient pas cloîtrées dans leur antre, elles pourraient croire que leur maître, jamais ne dormait.

La Bâtisse sacrée laissait fermenter ce silence ambiant, si lourd, si spirituel, si propre à son être. Bercée par l'ombre de minuit, elle conservait sa reconnaissance éternelle et laissait ouvertes ses entrailles à qui jugeait nécessaire d'offrir ses douces louanges à son écho. Bien qu'elle portait inlassablement les plaintes de ses fils, l'Eglise demeurait de marbre jour et nuit, mais ses portes, jamais n'étaient closes.

Le froid battait le triste parvis. Quelques éclats de gel venaient à se fissurer au poids de quelques pas hésitants. L'Innocente gravissait les quelques marches vers la Grand Porte, alors que l'Archidiacre, niché derrière l'une des voûtes supérieures, pu reconnaître celle que la ville se plaisait temps à prénommée de « Sauveuse ». Le mal ne pouvait être vaincu que par la seule lumière du Créateur. Un pion quelconque ne pouvait prétendre éloigner les ténèbres de cet obscur terrain. Emma n'avait rien d'une servante de Dieu, et Frollo le savait. Dès l'instant où son regard s'était posé sur le regard ébréché de cet oisillon, il avait tout de suite saisit l'importance de son rôle. Elle incarnait l'espoir, l'espoir d'une vie sans ombre. L'homme n'avait que faire du pardon, il préférait cerner le mal par l'espoir, si bien qu'il ne se rendait pas compte que la moindre parcelle d'ombre sur cette terre avait été semée par ses mains si prudes. Seul l'acteur pouvait rompre le charme. Le religieux savait pertinemment que chaque épreuve lancée sur terre n'était qu'un juste retour pour toutes injures crachées au vent. C'est ainsi qu'il priait, chaque jour, pour toutes les erreurs humaines, remerciant Son Père de laisser encore, jour après jour, une chance aux hommes de mériter Son Pardon. C'était également la raison pour laquelle Frollo avait gravé dans sa chair la promesse qu'il débarrasserait le monde terrestre de toutes ces insanités. Non, Emma n'avait rien d'un espoir pour les habitants de Storybrooke, elle n'était qu'un voile que les habitants vénéraient pour ne pas avoir à purger leurs propres erreurs.

Ses pensées ne l'empêchèrent guère d'avoir descendu silencieusement les escaliers de pierres et, nappé dans l'obscurité des voûtes de la salle principale, d'observer sa nouvelle fervente, à seulement quelques mètres d'elle.

- Qu'est-ce que t'as à me regarder, mais tu ne sais faire que ça ; regarder, hein ? Ou alors, je sais pas ce que je t'ai fais pour que tu me détestes à ce point, mais j'aimerais bien le savoir. Oh. M... Mon Père, excusez-moi, je sais qu'il est tard...

- N'agis pas inconsidérément, mon enfant, car quiconque prononce ses louanges en ses murs est écouté. Il serait incongru de blâmer le Seigneur en sa demeure, quand bien même il n'est pas responsable de tes douloureux tourments... Ne crois-tu pas ?

Frollo, les doigts collés entre eux, les mains vers l'avant, s'avança vers elle.

- Il n'est jamais trop tard pour se recueillir, Emma. Peut-être le Seigneur n'aura-il pas considéré ta demande, en l'insultant dans sa demeure, peut-être puis-je t'aider et quémander Son indulgence.

Il finit sa ronde de vautour pour se retrouver de nouveau face à Emma. Il saisit son menton du pouce pour redresser son visage, et pointer ses yeux dans les siens.

- Sais-tu non seulement pourquoi ton cœur t'a-t-il guidé jusqu'en ses lieux si précieux ?

Kiki.2000



" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Lun 19 Oct - 19:13, errant dans
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Lun 19 Oct - 19:13


CAN YOU FEEL MY HEART
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Well, I'm begging on my knees. Can you save my bastard soul ? ❞



La fraîcheur des lieux lui arracha un désagréable frisson. Cependant, elle ne sut dire s'il s'agissait réellement là de la température environnante ou bien, du regard scrupuleux de son interlocuteur. Elle n'aurait su clairement l'exprimer mais, elle avait l'étrange sensation que ce dernier lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle déglutit. Les habitants de cette ville étaient bien trop déroutants à son goût et, elle ne savait jamais réellement qui se trouvait face à elle. Bien entendu, elle avait vaguement connaissance de son identité. Et, son cerveau n'avait pu s'empêcher de faire l'amalgame avec le conte de son enfance. Cependant, le mystérieux semblait bien plus agréable que le personnage qui l'illustrait. Cela ne serait pas la première fois que son monde serait en totale opposition avec la réalité. Elle inspira profondément l'air âcre propice à ce genre de bâtiment. Elle n'avait rien à faire ici. Et, bien que son esprit continuait de lui intimer cette idée, son corps, lui, semblait s'apaiser lentement. A croire que ce fameux Seigneur caressait les ténèbres qui régnaient en elle. Cette image lui arracha un rictus d'une rare tendresse. Elle ne croyait pas à la bonté Divine mais, quelque chose sonnait comme une évidence en ce berceau consacré. Secrètement, elle se laissa porter par cette nouvelle quiétude. Elle n'avait que cela, cette nuit, pour calmer l'impétuosité de son âme. Son regard s'ancra à celui de l'homme qui la sondait avec, peut-être, bienveillance. Elle se raccrocha à la lueur ondoyante au cœur de ses prunelles sombres. Son existence était d'une telle instabilité, qu'elle se surprenait à enlacer rêveusement cette silhouette étrangère. Elle ne faisait que se raccrocher aux branches dans sa chute espérant, ainsi, ralentir l'impact du sol. Après tout, en tant qu'Homme d’Église, il devait avoir l'habitude de rattraper quelques grâces en parfaite décadence. A nouveau, elle se tourna vers l'imposant Christ aux cinq plaies. Elle se pinça la lèvre. Qu'avait-il éprouvé face à cette existence héroïque teintée de solitude et de folie ? S'était-il perdu, lui aussi, à travers les méandres d'un quotidien éviscéré ? Elle soupira doucement. Tant d'interrogations qui ne resteraient à jamais sans réponses.

Le Père n'avait pas torts. Et, bien qu'elle savait déjà cela, elle ne pouvait s'empêcher de retourner son incompréhension vers ce Dieu invisible. Comment pouvait-il affectionner l'humanité tel un père, alors que beaucoup trop crevait de mille et une façons ? Mais, la réalité n'était pas là. Emma n'avait rien contre cet être Divin. Elle avait, simplement, besoin de déverser sa frustration, ses rancœurs et sa colère. Qui pourrait être suffisamment solide pour supporter son amertume mis-à-part Lui ? Personne, bien entendu. Elle le savait. Ses parents étaient bien trop préoccupés par leur rôle pour s'inquiéter, réellement, des bonnes questions. Quant à la femme qui partageait avec pudeur ses jours, Emma ne désirait pas l'accabler davantage. Elle semblait nagée dans un bonheur quasi-palpable depuis qu'elle avait récupéré cette petite fille sortie tout droit d'un cauchemar. A dire vrai, aucun d'entre eux ne s'arrêtait, ne serait-ce qu'une seconde, pour se soucier de son sort. Ils étaient tous convaincus que jamais elle ne plierait sous le poids. Mais, ils ne faisaient que s'aveugler délibérément. Elle avait tant fait pour eux et, personne n'entrevoyait sa détresse. Elle serra les dents. Ce sentiment d'injustice ne la quittait plus. Il la dévorait.

- Il n'est jamais trop tard pour se recueillir, Emma. Peut-être le Seigneur n'aura-il pas considéré ta demande, en l'insultant dans sa demeure, peut-être puis-je t'aider et quémander Son indulgence.
Elle baissa la tête, honteuse. Emma ne s'était jamais souciée d'un possible Au-Delà. Mais, cet univers impensable la forçait à reconsidérer la question. Après tout, si Blanche-Neige et Le Prince Charmant existaient, pourquoi Dieu ne serait qu'une illusion collective ? Il était, d'ailleurs, plus plausible à envisager que ces histoires de contes. Elle se mordit nerveusement la lèvre. Elle se trouvait dans un terrain totalement inconnu. Cela dit, elle ajouta pudiquement, d'une voix à peine audible :
- Pardonnez-moi Mon Père. Je ne sais simplement plus vers qui me tourner...

Sa peau rencontra la sienne dans un doucereux frémissement. Docile, la jeune femme obéit à ce geste à la fois tendre et ferme. A nouveau, ses yeux scindèrent au tréfonds des siens. Elle n'aurait su expliquer pour quoi mais, elle se sentait aussi insignifiante qu'un grain de sable, là, tout simplement perdue auprès de cet homme qu'elle ne connaissait pas. Ses paupières se fermèrent. Elle ne parvenait pas à lui faire face convenablement. La Sauveuse s'était dissipée pour ne laisser place qu'à la pauvre et pathétique humaine qu'elle était sous ce blason héroïque.
- Sais-tu non seulement pourquoi ton cœur t'a-t-il guidé jusqu'en ses lieux si précieux ?
Sa paume se posa sur son épaule. Son esprit s'étourdissait. Le fardeau l'écrasait davantage, si bien qu'elle fut contrainte de se pendre à son corps pour ne pas sombrer. Son souffle s'affola. Un vent de panique fit vriller la magie au creux de ses reins. Elle secoua simplement la tête, la bouche bien trop sèche pour articuler quoi que ce soit. Ses tourments se réveillaient. Les uns après les autres, ils l'assaillaient. Elle ne pouvait décemment plus contenir ce flot ravageur. La coupe était pleine. Une larme clandestine sillonna sa joue pâle, tandis qu'elle lui offrit un regard désespéré. Elle se brisait.

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Il a été aperçu dernièrement Mar 17 Nov - 1:21, errant dans
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Mar 17 Nov - 1:21

Purification d'ébène


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


Le bout des doigts encore à frôler le menton de l'intruse, l'Archidiacre pouvait ressentir les multiples frissons d'angoisse qui venait contracter les muscles d'Emma, chaque fois qu'une pensée désagréable traversait son âme. Il était conscient, à cet instant précis, qu'une guerre battait son plein dans son esprit, et que la douleur était si grande, que son enveloppe corporelle avait été contrainte de venir se dégorger auprès d'un Servant. Ses yeux fixait les prunelles de Swan, qui désespéramment, tentait de fuir cette trouble source. Mais lorsque le calice était trop plein, les remords venaient à s'écouler sur les sols macabres de l'Eglise. Notre Dame avait pour habitude d'absorber en ses entrailles, les milles et uns pleurs de ses enfants. Le Sherif ne ferait exception à la règle, et Frollo savait pertinemment que la coupe était trop pleine. Emma était seulement trop humble pour se laisser fondre. Ses larmes étaient déjà sèches avant de s'écouler sur ses joues, tant la douleur venait enfumer cet aride et douloureux visage. Elle releva finalement la tête et, les yeux apparemment secs, mais n'attendant qu'une autorisation pour se purger, vinrent croiser ceux du religieux, lorsqu'elle vint à s'excuser :

« Pardonnez-moi Mon Père. Je ne sais simplement plus vers qui me tourner... »

- Sais-tu non seulement pourquoi ton cœur t'a-t-il guidé jusqu'en ses lieux si précieux ?

Cette question vint foudroyer la coquille embourbée d'Emma qui, sous l'intensité du verdict, vint fléchir auprès du juge. Dans sa grande bonté, Eden la rattrapa par les poignets, alors qu'elle venait déjà d'accrocher ses ongles à ses épaules, et sa tête entre sa gorge. Il inspira une profonde bouffée dans le cou d'Emma, comme s'il s'imprégnait de toute sa douleur, pour la concevoir. Ses lèvres vinrent s'échouer alors auprès de son oreille, et lui tinrent ces douces louanges, si pétillantes à l'âme :

- Ton cœur est lourd Emma... Laisse-le se déverser auprès du Seigneur. Lui seul, récoltera ta peine pour la féconder en Son Cœur. Lui seul, avalera tes cris, sans jamais te juger. Moi seul écouterais ta haine, et l'accueillera sur mes lèvres.

A ses mots, il sentit une goutte si froide, et si limpide, lui caresser la clavicule, alors qu'un frémissement d'Emma, aussi pudique soit-il, avait tressaillit dans la poitrine du juge :

- Emma... Ne soit plus leur jouet. Ne soit plus ce bouclier qu'ils se plaisent tant à lancer pour se protéger eux-mêmes. Ne les laisses pas décider qui tu es pour eux.

Il encadra le visage d'Emma, encore appuyé contre lui, entre ses deux mains, pour lui redresser la tête et de nouveau lier son regard au sien.

- Emma...

Comme par l'invocation d'un prophète, une colombe vint se poser au-dessus d'eux, près de la voûte en pierre. Là, elle laissa choir une plume, qui se déposa dans la paume de Frollo. Une plume blanche. L'Archidiacre l'enroula délicatement entre les doigts d'Emma, tout ou en la fixant sans faillir.  La plume était blanche lorsqu'elle avait chuter dans sa main. A l'ombre, glissée entre les doigts de la Sauveuse, elle était beaucoup plus sombre.

- Ce n'est qu'une question de lumière Emma. Mais toi, quelle éclairage sublime au mieux tes plumes ?

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" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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Il a été aperçu dernièrement Jeu 19 Nov - 23:49, errant dans
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Jeu 19 Nov - 23:49


CAN YOU FEEL MY HEART
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Well, I'm begging on my knees. Can you save my bastard soul ? ❞



Son buste vint épouser celui qui lui faisait face. Ses doigts se tendirent sur ses épaules. Elle inhala bruyamment les effluves entêtantes du Religieux, gorgeant – par la même occasion – ses poumons de cet oxygène tant nécessaire. Mais, elle suffoquait. Sa magie obstruait les derniers échos de son humanité. La pente était glissante, la chute ; tentante. Ses dents s'imbriquèrent les unes aux autres. Lutter devenait ardu. Et, la fatigue, elle, ne faisait que s’accroître davantage. De quelle manière avait-elle pu, ainsi, se consumer ? Quelle était la cause de ce désordre insensé ? Il y avait-il, seulement, une solution à ce balbutiement obscur ? Elle ne savait plus. Trop de responsabilités chargeaient ses frêles épaules. Trop de pouvoir luisant entre ses mains. Qui pouvait échapper à cette nature humaine qui, sinueusement, poussait à désirer toujours plus cette absolution ? Pas elle, visiblement. Elle n'était pas mieux qu'un autre. Quelle Sauveuse faisait-elle désormais ? Elle était faible. Et, personne ne voulait le concevoir.
- Ton cœur est lourd Emma...
Un accablant sanglot secoua sa pauvre carcasse courbée. Son cœur s'embourbait inexorablement. Ses mots trouvèrent un perfide chemin entre ses côtes. Il y avait-il une rédemption possible pour elle ? Là, blottit contre cet homme dont elle ne connaissait rien, tout lui semblait réalisable. Elle n'osait encore songer à la Grâce de Dieu. Mais, peut-être, croyait-elle à Celle de son interlocuteur. Un seul être pouvait-il expier ses fautes ?
- Je me suis perdue, admit-elle dans un murmure honteux.
Et qui pouvait l'en blâmer ? Ils avaient – tous autant qu'ils étaient – moucheté l'éclat de son essence. Sans eux, jamais elle n'aurait flanché dans cette spirale déliquescente. La vérité, c'est qu'elle haïssait ces personnages qui, depuis sa naissance, régissaient les fils de son existence. Sa colère, son sentiment d'injustice ne tarissait pas avec le temps ; il enflait. Ses muscles se recroquevillèrent. Ils agitèrent son ossature.
- Emma... ne sois plus leur jouet.
La faille s'ouvrit en une gueule béante et affamée. N'était-elle qu'une marionnette entre les griffes acérées de leur volonté ? Elle secoua la tête avec une frénésie proche de la démence. Non, elle ne pouvait, elle ne voulait y croire. Sa famille l'aimait avant tout.
- Ils... ils m'aiment, bredouilla-t-elle davantage pour elle-même.
Mais ses certitudes se repliaient les unes après les autres. Où était la vérité ? Quelle était sa place dans cette mascarade ?

Les paumes du Religieux se refermèrent autour de son visage, si bien qu'elle fut contrainte de croiser à nouveau ses prunelles chaleureuses. Un frisson s'épancha le long de son échine. Elle n'aurait su l'exprimer mais, son regard possédait une lueur qui, l'ébranlait jusqu'au tréfonds de ses entrailles. Elle aurait pu, tout simplement, se perdre là ; dans l'océan du noir de ses pupilles. Il y avait comme un sursaut d'espoir lorsqu'il la surplombait ainsi. Avait-elle le droit de se suspendre à ce dernier ? Un flocon de plume s'émancipa du ciel. Sa blancheur quasi-parfaite fit vrombir son myocarde. Ses lèvres s'entrouvrirent dans un souffle d'émotion mais, les filaments délicats s'assombrir contre sa peau. Silencieusement, Emma contempla le pinceau ombragé. Pourrissait-elle incontestablement ? Les cils bordés d'eau, elle referma le poing sur cette allégorie douloureuse. Elle recula, cherchant à fuir sa propre enveloppe, dans une dénégation évidente.
- Non, je...
Pouvait-elle admettre l'impensable ? Qu'adviendrait-il d'elle si, elle osait prononcer cette sentence déchirante ? Signerait-elle sa perte ?
- Les ténèbres sont tentants, plus faciles, chuchota-t-elle cependant, craignant d'être entendue d'elle-même.
Ses traits se décomposèrent. Ses yeux s'écarquillèrent d'effroi, alors que sa bouche marqua, elle aussi, son épouvante.
- Est-ce que... est-ce que je suis mauvaise, Mon Père ?
Telle était la réelle question dans cette cacophonie sans nom. Était-elle vouée au Mal ? Était-ce, là encore, le cheminement de sa Destinée ? Avait-elle seulement une quelconque emprise là-dessus ? Elle dissimula son minois déconfit entre ses mains tremblantes. Il n'y a pas de repos pour les méchants, disait-on. Il n'y en avait jamais eu pour elle. Était-ce là le signe ?

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Il a été aperçu dernièrement Lun 30 Nov - 21:54, errant dans
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Lun 30 Nov - 21:54

Purification d'ébène


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


« Les ténèbres sont tentants, plus faciles ».

A ces mots murmurés à voix basse, Frollo sentit le foudroiement du Père lui écorcher l'esprit aussi vif qu'une lame qui venait séparer en deux le Bien du Mal. Ses yeux, aussi laiteux qu'une colombe à l'éclosion, vinrent se rougir incommensurablement à l'essence même de cette révélation qui avait frémit en lui comme l'aveu mortel.

- Emma. Emma, regarde-moi.

Il haussa le ton, les mains tremblantes, exigeant avec fermeté qu'elle pose de nouveaux son regard vitreux sur lui. Alors il l'attrapa par le col et lui hurla :

- Regarde-moi !

Il aperçut une larme perler sur le visage de son agneau, larme qu'il attrapa sur son pouce avant de la déposer sur ses lèvres. Il venait d'accomplir la douleur d'Emma. De son index, il vint soulever son menton, délicatement, lui murmurant cette fois-ci avec une douceur déconcertante :

- Les ténèbres sont plus faciles Emma... Car lorsque l'on cherche au plus profond la Lumière, on ne fait qu'accomplir le dessein du Diable : mieux le fuir pour finalement le craindre, c'est le laisser danser à son berceau. Fuis le Mal Emma, et il viendra hanter tes songes. Qui sommes-nous au fond, pour décider de qui entre La Lumière ou L'Obscurité doit être notre passeur ? Finalement tu n'es qu'une marionnette que les deux se plaisent à s'échanger. Il t'attire chacun de leur côté, jusqu'à ce que l'un d'eux viennent à tirer trop fort sur la ficelle, brisant le lien qui te reliais à l'autre...

«  Est-ce que... est-ce que je suis mauvaise, Mon Père ? »  

Il approcha sa bouche d'elle, lui déposant ce soupir de Saint qui ébranla le plissement de ses lèvres, y déposant son souffle plein, qu'il allait désormais lui offrir comme seule échappatoire. Il lui couperait le souffle, et elle ne pourrait respirer que par lui:

- Emma, regarde-moi.

Lorsqu'elle vint finalement croiser son regard, alors il sortit la dague aiguille de sa manche et l'enfonça violemment dans le bas de son abdomen. Il serra sa main sous son menton, sentant ses muscles se crisper contre lui de par la douleur, alors qu'il avait placé l'un de ses doigts étrangleur dans sa mâchoire pour mieux sentir sa douleur jusque dans le claquement de ses dents. Il enfonça davantage la dague, en lui murmurant à l'oreille, ses vers de Diable :

- Tu veux me tuer, Emma ? A cet instant précis, tu me haïs du plus profond de tes entrailles, tu meurs d'envie de m'arracher ce poignard des mains pour venir me l'encastrer dans le crâne, et jubiler à la vue du mal que tu pourrais me faire ? Tu meurs d'envie de me faire partager cet écoulement de haine qui vient t'envahir à l'instant même où je te parle. Cette petite voix mesquine qui dans l'ombre de ton pauvre crâne, t'octroie le droit d'espérer que je taise enfin mes dires, alors même que ma pointe vient un peu plus lapider ton intérieur. Tu sens cette lame ; il fit tourner la dague dans son thorax, comme une clef viendrait violer la serrure scabreuse d'un vieux coffre maudit, cette lame qui vient te charcuter la peau, qui vient te lapider la chair. Qui es-tu vraiment Emma ? Au-delà de cette carcasse vulnérable, quel démon infuse ton cœur à cet instant précis ?

Il retira la dague, attrapant alors Miss Swan dans ses bras, alors que le sang commençait à se déverser goutte à goutte près d'une gargouille de marbre :

- A quoi penses-tu, là  ? A ta très chère famille, à ce qu'ils attendent de toi ? Ou à la seule envie de venir m'arracher les yeux à mains nues ? De venir me faire payer l'affront de t'avoir séparer de quelques fuseaux sanguins qui viennent désormais tapisser mes sols, alors même que je viendrais les éponger avec tes fichues larmes ?

Il la laisse alors se briser sur le sol glacé par la pénombre, attrapant la petite plume blanche qu'il vint teindre du sang d'Emma, avant de la lui agiter sous le nez:

- Tu as envie de me tuer, Emma ?

Kiki.2000



" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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CAN YOU FEEL MY HEART
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Well, I'm begging on my knees. Can you save my bastard soul ? ❞



- Emma. Emma, regarde-moi.
Mais elle ne le voulait plus. Elle n'avait plus la force. Alors elle secoua paresseusement sa petite caboche. Comment pourrait-elle affronter le monde après un tel aveu ? Quel Destin s'offrait à elle désormais ? Il y en avait-il seulement un ? Tant d'interrogations illusoires qui ne cessaient de l'accabler davantage. Un hoquet d'amertume fit trembler quelque peu sa pauvre carcasse. Pour quelles raisons était-elle venue se lover ici ? Tout ce qui constituait cette Demeure aurait dû la repousser. Après tout, le Mal gisait entre ses reins. Ce n'était plus une élucubration délirante de son esprit. Elle le sentait. Elle n'aurait su expliquer ce qui l'avait poussé à comprendre l'évidence. Ces lieux, peut-être. Cet homme, sans aucun doute. Voulait-elle accepter cette douloureuse fatalité ? Rien était moins sûr. Où était la Sauveuse dans ce capharnaüm insensé ? Elle n'était plus. Elle se mourrait avec délectation, engluée dans cette purée goudronneuse et déliquescente. Elle se laissait sombrer, inexorablement, dans les défaillances de son propre système.
- Regarde-moi !
Son timbre suave la fit sursauter. Elle releva son minois désemparé, baigné de larmes vers celui qui réclamait son allégeance. Elle plongea son regard dans le sien, s'accrocha désespérément à cette présence chimérique qui, au final, n'avait aucun sens dans son univers. Ses mains effleurèrent les siennes, remontèrent le long de ses bras pour saisirent son visage. Elle approcha ses lèvres des siennes. Les effluves entêtantes de son souffle polluèrent son air, brouillèrent les dernières cohésions raisonnées. Elle dodelina de la tête. Elle allait choir. Ses jambes rendaient, elles-aussi, leur dernier espoir. Elle déglutit. Son front vint trouver appui contre sa clavicule.
- Je ne veux pas être mauvaise, murmura-t-elle.
Un sanglot dévastateur agita ses épaules voûtées. Que dirait sa famille si elle se mourrait définitivement contre la poitrine confortable et despotique des ténèbres ? Les prunelles aimantes de sa pauvre mère vrillèrent sous ses paupières closes. Non, elle ne pouvait pas leur faire cela. Elle n'en avait pas le droit. Elle refusait cette implacable déchéance. Tout ceci ne pouvait être réel. Le lien qui la retenait à la Lumière avait-il disparu ? Était-elle, cette fois-ci, véritablement harnachée aux bras de l'Obscurité ? Cela ne pouvait en être ainsi.
- Je ne veux pas de ça...

Sa respiration s'étouffa au creux de sa gorge. La douleur se diffusa entre ses articulations, dans le cheminement effréné de ses veines. Ses phalanges blanchirent autour de la poigne qui, lui broyait présentement la mâchoire. Elle voulut se débattre, ne serait-ce que lutter verbalement contre cette intrusion perfide et sinueuse. Mais, son énergie se déployait entre ses reins, alimentait le fléau qui l'habitait depuis peu. Non. Elle ne voulait pas. Elle ne devait pas se laisser aller face à cet homme empreint de sagesse. Un gargouillement dégueulasse vibra le long de sa trachée.
- A... arrêtez, articula-t-elle péniblement.
Mais, le Prêtre ne cessait de psalmodier, encore et encore, quelques paroles qui l'arrachaient au Ciel. Quel était le but de cette manœuvre ? Elle ne le savait pas. Qu'attendait-il réellement d'elle ? Elle l'ignorait. Alors, elle vint encercler le poignet qui, présentement, maintenait la lame au tréfonds de ses entrailles.
- Je ne... veux pas vous tuer.
Le cataclysme de métal s'échappa de ses chairs. Elle s'affala contre sa musculature désarmante. Quelques éléments se mêlèrent, l'étourdissant davantage. Ses songes, eux, se brisèrent les uns contre les autres. Que devait-elle penser ? Quelle était la solution ? Elle s'effondra sur le sol poisseux. Sa main vint exercer une pression sur son abdomen mutilé. Sa magie s'éleva entre ses côtes, brisa chaque signe de rédemption. Elle se voûta. Non. Alors, Emma s'efforça d'inspirer désespérément l'oxygène qu'elle ne sentait plus.
- Tai... taisez-vous !, s'emporta-t-elle.
Une tentacule grisâtre s'émancipa de sa paume. L'appendice de brume frappa une statuette qui se brisa inéluctablement. Elle glapit. A quatre pattes, elle traîna sa honte et son désarroi derrière un banc. Qu'avait-elle fait ? Que lui arrivait-elle ? Elle se recroquevilla, laissant sa peine résonner au cœur de l’Église silencieuse.
- Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée, répéta-t-elle inlassablement, je suis désolée...

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♦ True Love : L'Enfer noircit ma chair de désir.
♦ Métier : Juge, Archidiacre de Notre Dame et Alchimiste.
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♦ Conte : Claude Frollo (Le Bossu de Notre Dame)
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Purification d'ébène


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


La tête de l'ange s'écorcha sur le sol, et les milles éclats vinrent mutiler le marbre. La petite larve encore en éclosion rampait jusqu'au banc, alors que Frollo se saisit d'une bougie accrochée sur une de petites voûtes à côté du chœur. Il laissa sa dague aiguille se riffauder sur la petite danseuse incandescente qui déclara rapidement la tenue de l'arme insupportable. Mais l'Archidiacre succuba la douleur, ayant l'habitude de soulever la croix martyr pour ses fils. Il s'approcha d'Emma, dont la blessure ne cessait de s'écouler alors même qu'elle semblait davantage meurtrie par sa condition morale que physique. Il s'abaissa à son niveau, croisant son regard alors qu'elle continuait de quémander le pardon. Il souleva alors son tissus et déposa la dague brûlante sur sa plaie. La peau se carbonisa et martyrisa la chair, contraignant les deux palais à se réunir en une cicatrice primitive. Elle portera à jamais la marque de son despote.

- Cesse tes excuses Emma.


Il la regarda sévèrement, comme si la prochaine répétition prononcée lui vaudrait de se faire arracher la langue à mains nues ; et elle savait désormais que son mentor mutilait les corps pour absoudre l'esprit. Il regarda sa plaie, et sentit jusque dans ses propres entrailles, les côtes de la jeune femme se contracter pour supporter la douleur. Un frisson d'empathie traversa son échine.

- Le corps n'est qu'une enveloppe. Tu souffres, mais cela va se dissiper. La douleur est éphémère, quand l'absence du cœur est continuelle. Tu n'as pas à refuser d'être celle que tu es. Ton âme continuera de te poignarder tant que tu lui seras étrangère, et que tu maintiendras ce voile pour figurer celle qu'ils veulent tous que tu sois. Laisse ton âme se vider. Laisse mon ombre t'éclairer. Regarde-moi. Emma, re... regarde-moi.

Il plonge ses yeux d'ébène dans ses prunelles lunaires, comme si son reflet miracle s'imprégnerait sous ses paupières et lui offrirait la force de pleurer sa fausse personne, pour ne laisser plus que l'être qu'elle tente de cerner derrière.

- Me fais-tu confiance Emma ? Je ne te demande pas de faire confiance à Dieu, bien que je veille pour Lui. Je te demande de m'accorder ta voix. Je te cacherais sous mes ailes déchues, quels qu'en soient Ses Cris. Je te tiendrais la main, quel que soit ton saut. Je te caresserais les lèvres, quelles qu'en soient tes plaintes. Dieu ne t'auras pas, Lucifer ne t'auras pas. Je te veux.

Kiki.2000



" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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Dim 10 Jan - 20:39


CAN YOU FEEL MY HEART
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Well, I'm begging on my knees. Can you save my bastard soul ? ❞



Tout ceci n'avait présentement aucun sens. Les éléments se tordaient en une danse funeste qui, inéluctablement, signaient sa perte. Elle n'était plus qu'une marionnette ; dirigée par les doigts pernicieux du Destin. Ses phalanges s'épanchaient désespérément contre la gueule dégobillante d'hémoglobine entre ses côtes. Mais en vain. La plaie continuait de cracher avec insistance sa substance goudronneuse. Elle inspira profondément, gorgea ses poumons de cet oxygène tant attendu. La douleur s'élançait aux quatre coins de sa carcasse mutilée. Ses paupières s'abaissèrent, cherchèrent à immerger son esprit défaillant dans une obscurité réconfortante. Pourquoi s'était-elle isolée ici ? Elle ne le savait plus. Regina. Regina... Comment avait-elle pu l'abandonner, une nouvelle fois, de la sorte ? Comment pouvait-elle quémander du réconfort dans des bras qui n'étaient pas les siens ? Quel genre de personne était-elle pour infliger une telle injustice à la femme qu'elle prétendait aimer plus que de raison ? Elle secoua sa petite caboche. Elle n'était rien ; voilà la seule et unique réponse à toute cette cacophonie délirante. Elle n'était qu'une ombre, qu'une brise ; froide et éphémère. Sa magie s'abreuva à cette évidence. Les membres nébuleux dégueulèrent à nouveau leur rage depuis trop longtemps contenu. Une plainte fastidieuse s'éleva entre les voûtes de pierres.
- Stop, beugla-t-elle.
Mais ce qui sommeillait entre ses reins réclamait désormais son dû. Emma se recroquevilla, enlaçant désespérément son ossature entre ses bras. Ses muscles, tendus à leur paroxysme, menaçaient de céder d'une seconde à l'autre. Elle avait la sensation que la totalité de son être n'était plus qu'un élastique au bord de la rupture.
- Désolée.. désolée.. je suis désolée..., psalmodiait-elle inlassablement.
Le bleu rencontra alors le brun. Le mal épousa le bien. Et, Emma se perdit dans l'intensité qui lui faisait face. Elle tendit une main vers lui, chercha une quelconque rédemption. Mais, seule une souffrance cinglante fit écho à ses envolées décadentes. Une odeur de chaleur, de viande devenue nécrosée s'éparpilla autour d'eux. Elle papillonna des cils. Quelques scintillements abstraits vinrent obstruer son regard. Elle se consumait. Elle se mourrait.
- Je... j'ai mal, balbutia-t-elle vainement.
Mais le courroux de son assaillant ne tarissait plus. Elle tenta de repousser son joug, d'autoriser à nouveau ses inspirations.
- A... arrêtez...

- Emma, re... regarde-moi.
La principale intéressée vint soutenir laborieusement son regard. Son souffle se perdait délicieusement sur cette bouche qui s'évertuait à l'ébranler davantage. Elle s'efforça d'avaler la bile qui bouillonnait sinueusement au tréfonds de sa trachée. L'univers se heurtait à ses tempes sans adopter la moindre cohérence. Elle gueula son besoin maladif de reconnaissance, se plia en quatre jusqu'à la déraison.
- Dieu ne t'aura pas. Lucifer ne t'aura pas. Je te veux.
L’abcès se défragmenta. La tension retomba dans un soupire avorté. Le calme revint les enlacer avec tendresse. Emma resta ainsi quelques secondes, à savourer le silence qui l'accablait de nouveau. Ses cellules se déployèrent, s'oxygénèrent. Elle inspira lourdement les effluves du Prêtre.
- Vous me voulez..., susurra-t-elle.
Elle se lova contre la carrure imposante de ce dernier, s'accrocha à ses épaules comme l'on se rattachait à la Vie. Il la voulait. Elle le voulait. Elle en avait besoin. A quel point ? Elle l'ignorait encore. Mais ses espoirs les plus sinueux se pendaient désormais à sa nuque. Elle se racla la gorge.
- Je suis à vous.

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