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Mon Trésor de cuivre [Madhook]



♦ True Love : Madness is my hat.
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♦ Conte : Crochet (Peter Pan) & Davy Jones (Pirates des Caraïbes) & Dark One.
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Jeu 24 Déc - 3:40

Mon Trésor de cuivre


~ feat. Killian Jones & Jefferson Blackwell ~


Il faisait froid. La nuit battait son plein, et un vent maritime planait sur le port. Killian Jones arpentait les rebords du remblais, mirant avec attention les alentours. Il avait ordonné à Mouche de s'occuper de garder le navire sur la plage, et de le rameuter jusqu'au port. Là, il devrait utilisé la potion d'invisibilité que lui avait confié son capitaine, pour cerner son imposante Jolly. Il avait toute confiance en son matelot. A vrai dire, il était surtout obnubilé par ce nouveau décor, que le soucis de la discrétion lui était actuellement indifférent. Sur la droite du remblais, Crochet admirait de ses yeux ronds de gros blocs de fer, montés sur de très épaisses roues noires. Il constatait également ses lampadaires, bien moins rustiques que ses vieilles lampes à huile qu'il avait pour habitude de cirer chaque fois qu'il quittait un port.

Le chemin sur lequel il venait de poser ses bottes, était également recouvert d'un épais voile noire, aride, dont il ne parvenait à définir la substance. Il était large, très droit, séparé par des sortes de bandes blanches qui suscitaient sa curiosité. En même temps, il ne pouvait s'empêcher de ravaler amèrement sa salive face à ce spectacle bien trop falsifié pour lui. Le pirate ne reconnaissait rien de naturel, et tout semblait calculé et façonné au millimètre près, si bien qu'il se noyait dans ce décor d'artifices. La découverte de la pièce ne s'arrangea pas. Il atteint rapidement le tableau du centre-ville et là, il ne pu définir s'il était ébloui par les bâtiments hauts et larges qui s'étendaient à perte de vue, ou dérangé par l'abondance de lampadaires allumés. Ce qui l’inquiétait le plus, c'était sans doute cette absence de bougie dans les globes de verre. De la magie. Jones détestait cela. Les sortilèges étaient pour les lâches. Si la magie arpentait jusque les chemins de ce pays, il n'osait pas imaginer les autres malédictions qui pouvaient bien bercer ces lieux.

Il scrutait les environs avec attention, tentant de reconnaître tant bien que mal, quelques traits familiers. Il reconnut une sorte d'auberge à pain, semblable à celle des vieux pâtissiers sur les quais ou au Marché Noir de la Forêt. La différence résidait dans cette grande plaque transparente qui lui interdisait de rentrer. En se collant à la vitre, il pu discerner dans la pénombre quelques restes de croûtons dans la vitrine, mais tout semblait dévaliser, et personne n'errait dans la bâtisse. Ce fut le même scénario pour les autres enseignes. La vie nocturne de se pays semblait bien calme et Killian sentait déjà cet ennui mortel lui noyer l'esprit. Comment allait-il retrouver le crocodile dans ce monde ? Il semblait immense, si riche en lieux à arpenter... Mais il ne s'avouerait pas vaincu si près du but. Peut-être rencontrerait-il quelques visages familiers ? Il faut dire que dans l'univers des Contes, sa réputation le précédait, et il avait eut affaire à bien des têtes.

Mais alors que ses pensées se bousculaient tendrement dans son esprit, ses mirettes furent attirées par un bâtiment à la façade sans vitre, mais dont d'étranges barres de lumières colorées venaient illuminer l'endroit. Il entendait un léger bruissement, comme si quelqu'un jouait un son atroce depuis l'intérieur. Un musicien débutant probablement. La porte s'ouvrit devant le grand homme de l'entrée, et fut jeté un ivrogne. La fiole de vodka s'éclata sur le trottoir, et Killian sourit. Une auberge de nuit. Parfait ! Il allait pouvoir s'abreuver tranquillement et prendre du recul sur ce qu'il venait de voir. Ce monde lui était totalement étranger, et il était déjà complètement submergé par l'environnement. Mais s'il y avait bien quelque chose que le pirate connaissait comme sa poche, c'était la manière de s'apaiser. Un bon verre de rhum serait parfait pour le requinquer !

Il n'eut pas de mal à rentrer, bien que le grand homme fut très étonné par son accoutrement, ce que Killian ne remarqua même pas. Ou peut-être avait-il était encore plus subjugué lorsque le pirate lui avait donné une pièce d'or en guise de pourboire d'entrée. Comme si cela était étonnant, il était resté planté là sur le côté de la porte, laissant libre à Jones d'entrer seul dans l'enseigne. Mais Hook ne s'était pas véritablement intéressé à la stupéfaction du gaillard. Lorsqu'il entra, il pu lire « Rabbit Hole ». Mais il ne put concentrer son attention plus longtemps sur la pancarte qu'un son ahurit vint lui exploser les tympans. Le fond sonore de l'auberge était assourdissant. Le Capitaine avait l'impression qu'un troupeau d'ogres dansait dans la salle, mêlé à quelques pianistes ratés, et à quelques bouffons qui faisaient claquer des tambours. Ou peut-être des cloches ? Impossible de discerner les différents sons. Et lorsqu'il avança de deux pas, sortant du hall pour arriver enfin dans la salle, il fut surpris à nouveau par la décoration. L'endroit lui paraissait bien inconnu. Des chaises en cuir, rouges de plus, étaient étalées partout dans la pièce. Des gens peuplaient les lieux comme des fourmis. Certains se dandinaient comme des sardines à l'air libre, devant de grosses lumières, alors que d'autres étaient auprès d'une estrade sur laquelle se déhanchait une pimbèche aux courbes grasses. Ne lâchant pas son regard, Killian s'engagea vers le bar, mais fut stoppé en cognant un gros tatoué. Il se redressa, et le gros tenta de l'intimider. Mais lorsqu'il remarqua son accoutrement peu moderne, et, qu'en balayant sa tenue d'un air rieur, il tomba sur le crochet empoigné à son bras, ses lèvres se rétractèrent, et il passa son chemin, apeuré. Sa réputation le précédait visiblement encore dans ce monde. Il s'en réjouissait, bien qu'il fallait conserver un semblant de discrétion, ne serait-ce que pour l'effet de surprise face au Crocodile.

Il arriva au bar, devant lequel il s'assit, appréciant étonnamment le confort de ce tabouret haut qui n'étaient pas en bois. Il quémanda un rhum au barman, à multiples reprises, n'arrivant pas à se faire entendre parmi ce brouhaha sonore. Le verre d'alcool à la robe dorée se présenta enfin sur le bar. Le pirate regarda à se droite, remarquant une catin nichée dans l'ombre en train de se faire déshabiller par un boutonneux. De toute façon, ses vêtements étaient un peu bizarres... Autant s'en débarrasser. Hook ricana, et fit joindre son breuvage à ses lèvres. L'alcool vint lui réchauffer l’œsophage, et, comme une récompense bien méritée, il soupira. Cet endroit lui donnait mal au crâne. Il n'arrivait à dissocier les rires des buveurs, des trente-six musiques qui se jouaient en même temps. D'ailleurs, en regardant à droite à gauche, il n'arrivait pas à retrouver les musiciens. Encore de la magie ? Il baissa la tête, et se réconforta d'une seconde gorgée. Ses yeux s'abaissèrent sur le bar, vers la gauche. Il aperçut un nouveau verre se poser. Un solitaire comme lui se réconfortait auprès du bar. Il n'avait pas dévisager cet homme en arrivant auprès du bar bien qu'il s'était assis à seulement un mètre de lui, n'ayant pas trouvé plus de recul. A vrai dire, le buveur ne lui avait pas accorder un seul regard non plus, sans doute trop concentré dans ses pensées. Cependant, lorsque le verre avait claqué sur le bar, et que Killian, par simple reflex finalement, s'était retourné, il fut consterné de reconnaître l'une de ses bagues, autour à son majeur. Naturellement, il vint tâter son propre doigts avec son index, comme pour se rassurer. Il savait pourtant bien qu'il n'avait plus cette bague depuis longtemps. Il l'avait perdue à Middle Earth, lors de son voyage avec...

- Jefferson..., murmura-t-il en croisant son visage.

Le Chapelier ne le regardait pas. Il ne l'avait pas entendu non plus, avec tout ce bruit. Bien qu'il avait délaissé son précieux couvre-chef, et échangé son long manteau brun contre une tenue qui semblait bien plus mode, un brin plus riche que celle de beaucoup des buveurs alentours, le pirate l'avait reconnu instantanément, au moment où ses yeux s'était posé auprès des siens. Il ne l'avait pas remarqué, mais Crochet sentie comme un remous de rhum lui brûler agréablement le ventre. Il ravala sa salive, en mirant de nouveau la main de son ancien camarade de fortune, et ne pu retenir un sincère sourire en constatant qu'il avait gardé cette bague depuis tout ce temps. Car s'il en croyait les dires de la Forêt Enchantée, cela faisait un peu plus de vingt huit années qu'ils étaient enfermés dans ce monde, alors que lui était figé dans le temps. Il ne savait pas vraiment si la notion de temps était semblable ici, mais il en avait déduit que cela faisait beaucoup de temps. Il s'offrit une autre gorgée de rhum, durant laquelle il ne put s'empêcher de sourire. Il regarda de nouveau son voisin, sentant dans ses gestes qu'il venait de remarquer que Killian l'observait, mais qu'il s'efforçait de ne pas détourner le regard, pour paraître indifférent. Sans doute réagira-t-il différemment lorsqu'il posera vraiment son regard sur lui.

Crochet posa son verre sans discrétion, et cria, pour se faire entendre :

- Jolie bague !

Il reprit son verre en main, et, le visage toujours tourné vers Jefferson, ne put couvrir se large sourire qui s'étendait sur ses pommettes à la pensée de sa réaction prochaine.

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Il a été aperçu dernièrement Mer 30 Déc - 14:52, errant dans
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Mer 30 Déc - 14:52
Mon Trésor de Cuivre

Du bout des doigts je trace des cercles humides sur le bois sale du comptoir. Bois qui si il est sombre a dû être à une époque d'une chaude couleur ambrée, mais la crasse, le temps lui ont sûrement donnés cette teinte presque semblable à un mauvais goudron. Et sous mes doigts, ce soir, il en a même la texture. Je sens ce léger baiser humide et poisseux sur le bout de mon index. Même l'eau semble avoir du mal à y glisser, les gouttes préférant rester sur ma peau plutôt que sur les couches de gras qui recouvrent le bois du comptoir. Mon regard se perd sur les motifs que je trace pensivement, alors que tout autour de moi, le monde tourne sans problème. Ce n'est pas la première fois que je me perds ici, que j'erre ici, y cherchant je ne sais plus trop quoi. Je crois que la première fois j'y cherchais de quoi me changer les idées, pour au final n'y trouver que de l'alcool. La fois d'après je suis revenu chercher cette ivresse, qui avait réussit à faire taire tout ce qui macérait au fond de mon être. Dans un verre, j'ai pu noyer le remord, la culpabilité, son absence. Tout se diluait au fil des verres que j'enchaînais. Plus l'alcool se répandait mes veines, plus je pouvais goûter à ce silence dans mon esprit. Mon coeur lui ne s'occupait que de répandre ce doux poison dans mon être. Et désormais… Je pense que je ne viens que pour ça. Pour noyer, pour tuer ces choses qui sont en moi. Sous des litres d'alcool, je tente de noyer une partie de mon être, simplement pour ne plus avoir à entendre cette voix, pernicieuse et vicieuse qui sans cesse, vient murmurer au creux de mon oreille que j'ai choisis de me retrouver ainsi. Tout est de ta faute Jefferson, me susurre-t-elle presque à la manière d'une amante qu'on voudrait repousser et à laquelle on ne peut résister. Tu as choisis de les lâcher, de les abandonner. Monstre que tu es. Mon index quitte le comptoir et sans un mot, je regarde la goutte perler au bout de mon doigt, hésitant à s'écraser sur le comptoir ou à rester avec moi. Je regarde cette hésitation qui finit par être tranchée par la gravité. La goutte me quitte et vient lentement s'écraser sur le bois. Je reviens chercher mon verre et lentement, je descends le reste de ce qu'il contient, laissant avec plaisir le liquide brûler ma langue, puis ma gorge, dans une morsure que j'ai presque appris à apprécier, à aimer et surtout à remercier. Je sens sa chaleur se diffuser dans mon être, laissant mon coeur faire son travail presque mécaniquement, envoyant autant mon sang que cette substance dans mon être. Ma langue se perd rapidement sur ma lèvre et un soupir m'échappe. J'ai choisis cela. J'ai choisis d'être seul, j'ai fais les mauvais choix en connaissance de cause, et si avant je cachais tout cela derrière un sourire arrogant à souhait, aujourd'hui je ne peux plus. Je ne pourrais dire à quel moment tout ceci a commencé à être trop pesant, mais ce soir, la question n'a aucune importance. Ce n'est plus important. Ce qui est fait, est fait. Ça ne sert à rien, de revenir encore et encore sur ce passé qui ne cesse de glisser entre mes doigts. Je ferme les yeux et fais signe au barman de me resservir la même chose, regardant le liquide ambré couler dans mon verre. J'en observe les couleurs riches, me disant qu'il est tout de même bien triste que la seule chose qui arrive à me donner envie de voir demain arriver soit cette chose. Mes doigts se posent à nouveau sur le verre qui est désormais plein, et je n'ai même pas un regard pour celui qui vient s'installer à mes côtés. Je pourrais tourner les yeux vers ce compagnon d'infortune, lui glisser ne serait-ce qu'un regard, par pur curiosité plus que par envie d'entamer la moindre conversation à ses côtés. Je pourrais et pourtant, je ne fais que fixer ce bois crasseux. Le verre revient chercher mes lèvres et doucement, j'avale une gorgée de ce liquide brûlant, sentant mon corps commencer à s'engourdir dans une sensation familière et bienvenue. Et alors que mon verre se pose sur le comptoir, j'entends mon voisin en faire de même, dans un geste bruyant qui me fait doucement serrer les dents. Surtout quand en plus, il se permet de hurler par-dessus le brouhaha déjà insupportable du bar, cherchant simplement à attirer mon attention d'une manière des plus pathétiques. Ma mâchoire se verrouille et je ne peux que lever les yeux au ciel. Je veux juste être seul, pas à devoir supporter les mots creux d'une personne qui tente simplement d'obtenir une attention que je ne veux pas lui donner.

"Jolie bague ? Vraiment ? C'est tout ce que tu as trouvé ? Écoute, je ne vais pas être trop désagréable avec toi, mais si tu pouvais juste la fermer et te tirer ce serait…"

Lentement, alors que je commençais déjà à gronder une rage qui était plus dû à une certaine amertume et une aigreur qu'une alcoolisation déjà bien avancé, voilà que je me suis légèrement tourné vers lui, croisant enfin les yeux de celui qui refuse de me lâcher. Et quel regard. Un que je ne pensais jamais revoir. Un qui avait croisé une dernière fois mes prunelles avant de sombre dans un gouffre aussi profond que l'enfer. Un qui n'appartient qu'un seul homme :

"Killian…"

Mon souffle se meurt sur mes lèvres et mon coeur lui, semble avoir oublié comment battre. Tout comme mon sang il se fige et me laisse avec une étrange sensation. Celle de ne pas y croire, de me dire que je me trouve dans une autre dimension, où la logique, le temps et bien d'autre chose n'ont plus raison d'être. Son prénom a glissé d'entre mes lèvres dans un réflexe que, peut-être, j'aurais dû empêcher. Car ça ne peut pas être lui. Pas ici. C'est impossible. Je l'ai vu chuter sous mes yeux, j'ai sentis ses doigts glisser d'entre les miens, pour ne me laisser que sa bague. Quelque chose d'étrange se diffuse à présent dans mes veines et je ne sais pas si c'est une joie sans nom ou simplement l'effet d'une surprise si violente qu'elle en fait rebattre mon coeur.

"Tu… Enfin tu ne devrais pas être là… C'est impossible."

Et pourtant un sourire se glisse sur mes lèvres, un sourire que je ne peux contrôler. Mon coeur se réjouit de le voir et ma raison ne cesse de me dire qu'il ne peut pas être là. Comment a-t-il pu sans sortir ? Et venir jusqu'ici ? Mon coeur s'emballe et tente de faire taire les interrogations peut-être bien trop nombreuses de mon esprit. Pour être sûr que je ne rêve pas, je joue avec sa chevalière, sentant pourtant le métal quelque peu réchauffé sur ma peau. Puis lentement, je laisse mon regard parcourir sur sa personne, reconnaissant pourtant bien ce regard, ce sourire, ce manteau en cuir et ce crochet. Tout semble me dire que c'est bien lui, et pourtant… Je peine à y croire.

"Comment… ? Quand… ?"


Mes lèvres s'entrouvrent alors que je cherche à exprimer ce qui se passe en moi. J'ai autant envie de me jeter dans ses bras que de le gifler pour être sûr qu'il est vraiment fait de chair et de sang… J'ai envie de lui dire à quel point je suis heureux de le revoir, tout comme je meurs d'envie de savoir comment est-il arrivé ici… Et en même temps, j'ai juste envie de… De choses que je ne peux avouer. Mon regard quitte ses yeux et vient doucement tracer le contour de ses lèvres. Puis finalement, j'arrive à formuler une phrase digne de ce nom.

"Tu es en vie… T'es en vie… Vieux salaud… T'as osé me faire croire que t'étais mort…"

J'ai un sourire, puis un léger rire. Un rire qui me fait presque mal tant il est amer.

"J'ai passé… Je ne sais même plus combien d'années à te penser mort… Et à m'en vouloir... Et c'est seulement ce soir que tu te pointes Jones ? Je t'apprécierais pas autant… Je te jure que tu mériterais de te bouffer mes phalanges."

© 2981 12289 0
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Il a été aperçu dernièrement Mer 30 Déc - 16:08, errant dans
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Mer 30 Déc - 16:08

Mon Trésor de cuivre


~ feat. Killian Jones & Jefferson Blackwell ~


« Jolie bague ? Vraiment ? C'est tout ce que tu as trouvé ? Écoute, je ne vais pas être trop désagréable avec toi, mais si tu pouvais juste la fermer et te tirer ce serait… »

Alors qu'il s'abreuvait, il entendait résonner, difficilement parmi le capharnaüm, les jurons de son ancien compagnon. Sans doute aurait-il rager un ou deux mots aussi innocents de plus que Jones aurait recracher sa gorgée dans le verre en riant.

Alors, lorsque son prénom fut prononcé, il maintenu son regard vers le bar en face, sans regarder Jefferson, bien que son sourire satisfait affirmait qu'il lui accordait toute l'importance du cœur. Il jubilait perversement de cette situation qui, fallait-il l'avouer, lui réchauffait l'esprit malgré tout.

« Tu… Enfin tu ne devrais pas être là… C'est impossible. »
- Je peux repartir si tu veux.

Il n'attendait pas de réponse de son interlocuteur à cette phrase volontairement piquante, ayant preuve que, même après toutes ces années, puisque la malédiction s'était étendue sur une longue durée paraissait-il, le Chapelier n'avait visiblement pas oublié son compagnon de fortune. Hook tourna furtivement le regard vers lui, apercevant d'ailleurs ce léger sourire sur son visage, mitigé entre l'abandon heureux et la stupéfaction invraisemblable. Il le laissa le dévisager du regard, et lui poser ses milles et une questions, sachant pertinemment, de toute manière, que des réponses devraient lui être accordé. Devait-il lui raconter qu'il avait survécu à cette chute mortelle, sans véritablement savoir pourquoi ? Il s'était miraculeusement réveillé sur un lit de marbre, encore bien mouillé, avec à ses côtés une femme blonde dont les oreilles pointues lui étaient encore restées dans l'esprit. Elle était si radieuse que le pirate n'avait jamais vraiment pu retracer son visage. Il avait cru au départ à un ange, à la fin de sa vie, bien que cette abondance de lumière accordée lui était surprenante lorsque l'on connaissait sa vie, mais au fur et à mesure qu'il s'éveillait, il recouvrait quelques brides de mémoire. Il se voyait remonter à la surface de l'eau, en proie aux torrents, puis quelques agitations. Il avait senti quelqu'un le remonter. Ou peut-être n'était-ce qu'une de ses bêtes à laquelle il tentait d'échapper ? Il se souvenait avoir égorgé un gobelin dans l'eau, pour pouvoir retrouver quelques cuves d'air. Il avait aussi senti que sa jambe droite avait lâché prise et qu'elle n'était plus qu'un muscle flasque, en proie aux Enfers. Son bras au crochet, peut-être bien aussi. Son corps semblait complètement endoloris et il avait perdu connaissance. C'était une elfe semblait-il. Du moins, c'est ce qu'il en avait déduit, puisqu'elle avait miraculeusement soigné sa douleur, de manière que seul de puissants êtres de la Nature en soient capables. Une elfe oui, sans doute, mais il n'en avait jamais vu. Peut-être était-ce une autre civilisation... Killian ne connaissait pas vraiment la Terre du Milieu. Qu'allait-il donc dire à Jefferson ? Qu'il avait survécu, presque par un miracle ? Que Calypso avait eut pitié de lui ? Qu'une elfe était venue soigner ses plaies qui l'aurait sans doute conduites directement vers le Styx ? Qu'encore une fois, le Destin avait été trop faible face à lui, et qu'il s'était encore sortie d'une des pires situations ?

« J'ai passé… Je ne sais même plus combien d'années à te penser mort… Et à m'en vouloir... Et c'est seulement ce soir que tu te pointes Jones ? Je t'apprécierais pas autant… Je te jure que mériterais de te bouffer mes phalanges. »
- Je n'étais pas ici... Je viens d'arriver...

Il avait bégayé, et se rendit compte que, perdu dans ses pensées, il en avait presque oublié ce bruit insupportable qui résonnait sans s'arrêter dans cette auberge à boissons. Alors il se tourna enfin vers lui et lui cria auprès de l'oreille, pour se faire entendre :

- Je n'étais pas ici. Je viens juste d'arriver, de la Forêt.


Crochet ne se rendait pas compte qu'il venait de confirmer à son acolyte l'idée que, contrairement aux dires de la Reine, leur monde n'avait pas été dévoré par l'infini et qu'il persistait encore.

- Tu sais... Cora ? Je... Je la connaissais... Disons qu'à mon retour, aussi compliqué soit-il, de la Terre du Milieu, je suis arrivé au sud de la Forêt et je suis tombé sur elle. En voyant la malédiction arriver au loin, nous avons conclut un marché. Je récupérais le dernier haricot magique à Jack, et je revenais auprès d'elle, pour que nous puissions fuir.

Cependant, Killian n'avait pas compris que son alliée momentanée avait décidé de n'utiliser le haricot qu'à la levée de la malédiction, ainsi, ils seraient figés hors du temps, jusqu'à ce que le Sort Noir soit brisé. Le pirate était pourtant persuadé qu'ils allaient s'en servir pour arriver au monde physique avant le sort, de manière à pouvoir briser eux-même cette malédiction, puisque Cora ne semblait pas véritablement en accord avec les gestes de sa fille. Mais il en était autre. Alors, quand le Sort Noir s'estompa, que le temps reprit son cours à Fairytale, comme s'il n'y avait jamais eut de pause, Killian s'enfuit des griffes de la Reine de Cœur, pour se rendre lui-même à Storybrooke.

- Rassure-toi, je suis venu seul. Elle est encore coincée là-bas.

Il donnait peut-être l'espoir à son acolyte qu'un retour au monde était possible. Cependant, s'il avait réussi à débarquer à Storybrooke, il n'avait aucun moyen d'emprunter un quelconque chemin retour. Il n'osait imaginer la déception du brun, alors même que celui-ci s'attardait sans doute davantage sur lui-même et son apparition miracle, plus qu'au retour aux sources. Alors il baissa la tête, scrutant la bague de Jefferson, comme s'il la découvrait pour la première fois.

- Tu sais... c'était ma première bague.

Il se prit à rire, constatant la futilité de ses dires face à la situation. Alors il releva la tête et, lorsque ses yeux se fondirent enfin, après tout ce temps, dans ceux de Jefferson, ses lèvres se rétractèrent instantanément. Il sentit soudainement cette brûlure dans sa poitrine, qui venait délicieusement lui couper la respiration. Sa salive semblait s'être fait la malle, et sa langue cherchait où se cacher. Il s'efforça de se racler la gorge, bien qu'il n'avait fait que s'embraser amèrement l’œsophage. Alors il attrapa son verre, et s'offrit une gorgée, comme si elle allait panser sa chauffe. Il baissa la tête, ne pouvant maintenir son regard plus longtemps sur celui du chapelier. Que pouvait-il lui dire après tout ? Il avait encore du mal lui-même, à savoir par quels miracles il avait pu survivre à ce saut mortel. Il avait prit des jours à s'en remettre, des semaines à sortir de ce pays, et, à peine était-il revenu vers la Forêt que la malédiction avait commencé à s'étendre dans leur univers. Il ne se sentait pas d'offrir de simples excuses formelles, quand bien même il n'était pour rien de cette absence.

- Alors tu... te souviens de moi ? Tenta-t-il aussi timidement qu'un enfant qui venait d'enfreindre un interdit.

Il était conscient que le temps avait passé pour Blackwell. Il se rendait bien compte que les habitants s'étaient accoutumés à cette vie, comme s'ils avaient débuté une nouvelle existence, bien que Jones ignorait tout de cette double personnalité, de cette nouvelle existence qui n'avait été qu'un mensonge pour chacun d'eux durant des années. Il ignorait aussi que le chapelier, bien qu'en apparence s'était fondu dans la masse, avait gardé son cœur d'origine, et qu'en rien il n'avait oublié son existence. Seulement, le pirate était certain d'une chose : le temps était mortel, et, contrairement à lui qui n'avait rien vu défilé, Jefferson en avait été victime. Ainsi, s'était-il inquiété soudainement, sans véritablement savoir pourquoi, si celui avec qui il avait le plus partagé en quelques jours, qu'à son propre mousse en des années, se souvenait de plus que son simple nom et sa perte funèbre.

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Il a été aperçu dernièrement Lun 18 Jan - 20:34, errant dans
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Lun 18 Jan - 20:34
Mon Trésor de Cuivre

Je n'arrive pas à décrire le cocktail d'émotion qui fait rage en moi actuellement. Je ne sais pas si je suis heureux, triste, en colère, ou tout ça en même temps. Bien sûr que je suis heureux de le voir avec moi, ce soir et face à moi dans ce bar affreusement bruyant. Et bien sûr, je suis en colère qu'il n'arrive que maintenant, qu'il ne se soit pas pointé bien plus tôt dans mon existence pour me rassurer, pour me dire que non, je ne l'avais pas tué lui aussi… Mais je crois que tout ça n'a pas d'importance face à l'étrange sentiment qui étreint mon coeur et mon être. Un sentiment bien plus puissant et profond que d'être heureux de le revoir. Non c'est autre chose de plus doux, de plus violent, de plus saisissant. C'est quelque chose qui me laisse avec le souffle court et avec un sourire aux lèvres. Un sourire qui semble ne pas correspondre avec les mots qui se glissent d'entre mes lèvres. Je pourrais avoir vraiment envie de le frapper… La vérité c'est que j'ai envie de le prendre dans mes bras, juste histoire d'être sûr qu'il n'est pas un rêve ou une création de mon esprit fatigué. Je veux juste être sûr… Et pourtant, je ne bouge pas de mon siège, me contentant de laisser mes doigts se refermer un peu plus autour de mon verre de whisky. Killian se penche lentement vers moi et me glisse la réponse qui justifie son absence et j'en manque de tomber de mon tabouret quand il m'avoue n'être là que depuis peu… Car avant, il était encore dans la Forêt. Dans notre monde, enfin, un de nos mondes. Je pensais qu'avec le Sort noir… Tout avait disparu… Que nous étions à jamais coincé dans ce monde qui n'est pas le nôtre, avec ses règles absurdes et son absence de magie… Mais non… La Forêt Enchantée existe toujours… Nous avons donc… Une chance de pouvoir rentrer chez nous, une chance de quitter ce monde. L'envie de lui poser mille et une questions me brûle les lèvres et je reste simplement ébahis, croisant son regard sans vraiment y croire. Je dois nager en plein fantasme. Lui qui revient vivant, m'apportant de ses lèvres délicieuses que nous avons une chance de rentrer chez nous… Ce n'est pas vrai. C'est une illusion. L'envie de tendre la main vers lui et de venir effleurer sa joue du bout des doigts m'étreint mais encore une fois, je n'ose pas. Parce que, même si c'est un simple rêve, je n'ai pas envie de le briser tout de suite, j'ai envie de profiter de ce regard au bleu si particulier et de lui avouer ce que je ressasse depuis des années. Il reprend et étrangement, au fil de ses mots, je lui trouve un certain goût de réalité… Surtout quand il prononce le prénom de Cora. Mon sang se glace dans mes veines et je l'écoute en sentant un frisson d'angoisse glisser le long de mon échine. Je peux presque entendre à nouveau sa sentence, puis la morsure froide du métal dans ma chair, le bruit de celle-ci qui cède et finalement… Cette étrange non-mort. L'envie de fuir me saisit. Si il est venu avec elle, c'est qu'il est son éclaireur et qu'elle ne serait pas tarder. Si ça ce trouve, elle est peut-être sur ses talons, ou à la porte du bar… Peut-être est-il un appât qu'elle jette pour mieux m'attraper. Je croise son regard et ne me détends que lorsqu'il me rassure. Un léger sourire se glisse sur mes lèvres tandis que je sens mes épaules se dénouer.

"Tu t'es fait une puissante ennemie en la laissant là-bas, Jones…"

Je laisse mon verre retrouver mes lèvres et avale une longue gorgée de whisky, ne pouvant retenir un léger rire quand son regard caresse sa chevalière que je porte depuis notre séparation. Je repose mon verre et esquisse un autre sourire, plus tendre, plus touché peut-être. Sa première bague et c'est à mon doigt qu'elle termine. Ça aurait pu être presque romantique si notre relation l'était… Mais pour l'instant, tout ceci ne sont que des retrouvailles, pas vrai ? Par réflexe je viens jouer avec celle-ci, la faisant doucement tourner autour de mon doigt, souriant pensivement sans oser réellement croiser son regard.

"Vraiment ? C'est amusant… Avec le temps, elle est devenue la seule bague que je voulais porter… La seule qui avait la moindre importance pour moi. J'ai perdu, vendu des chevalières mais pour moi… Celle-ci n'avait aucun prix."

Je ne sais pas pourquoi je lui avoue tout ça. Je pourrais me taire, et me contenter de le lui la rendre, mais je ne peux pas. Même si il est là… J'ai encore besoin de sentir ce bout de métal contre ma peau comme si j'étais un gamin qui refuse de lâcher sa peluche. Ma langue passe sur mes lèvres et je ne relève les yeux quand presque timidement il me demande si je me souviens de lui. Un sourire éclaire mon visage, un sourire peut-être tout aussi timide que le sien.

"Bien sûr… On oublie pas quelqu'un comme toi… Je n'ai pas été touché par la malédiction alors non… Je ne t'ai pas oublié Killian. Au contraire… J'ai passé… Des années à m'en vouloir de t'avoir laissé glisser… Et j'ai gardé ta bague parce que c'était la seule chose qui me restait de toi… Donc non… Même si j'avais voulu, je n'aurais pas pu t'oublier… Ni même oublier ce que nous avons partagé lors de cette chasse au dragon…"

Je soutien son regard avec un sourire, pour finalement, le détourner fixant à nouveau le bois du comptoir.

"Mais n'en parlons pas… Ressasser le passé n'apporterait rien de bon, pas vrai ? Buvons plutôt à nos retrouvailles.. Ne pleurons pas sur le temps que nous avons perdu mais le temps que nous avons devant nous… Tu ne penses pas ?"

Mon sourire est plus difficile… Parce que ce temps que nous avons… Je ne sais pas ce qu'il représente pour lui. Peut-être n'allons-nous n'avoir que cette soirée tout les deux avant qu'il ne disparaisse de mon existence une fois de plus. Je fais signe au barman de nous resservir deux verres, lui proposant de trinquer avec moi.
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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le 25/05/2014.
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Sam 6 Fév - 1:36


Mon Trésor de Cuivre

~ feat. Killian Jones & les invités ~


Il détournait son regard de lui, fixant l'horizon du bar, comme s'il faiblissait dans ses yeux. Killian ne pu alors s'empêcher d'esquisser un sourire en coin, tintant la fraîcheur de son verre vide qui laissait fondre un glaçon mortifié par la cuvée. Mais bientôt, deux frères furent déposés sur le comptoir.

Ne pas pleurer sur le passé... Cette idée était sans doute juste, mais le Capitaine se contenta de ravaler sa salive, songeant machinalement au motif qui l'avait poussé à revenir ici. Le terme de vengeance, lui-même, trouvait sa filature avec le passé. L'envie de répliquer faisant forcément référence à un échec précédent. Et si Killian pouvait faire quelques concessions, il y avait certaines choses qui ne pouvaient qu'entraver sa réflexion raisonnée. Alors il tourna son visage vers Jefferson, attrapant son verre, et le claquant contre le sien, en beuglant:

- A l'avenir dans ce cas ! , alors qu'il songeait égoïstement à la manière dont il dépècerait le crocodile lorsqu'il l'aurait retrouvé.

Il savait qu'en ce moment même, il ingurgitait quelques pompes d'air frais, et l'idée même que ce lâche puisse dérober quelques bouffées de vie qui seraient bien plus utiles dans une autre gorge le faisait tressaillir. Alors il laissa l'avidité du rhum lui embraser l’œsophage, quand bien même l'alcool grimpait perfidement jusqu'à son esprit. Il embaumerait goutte à goutte l'espace même de son crâne, étouffera sa réflexion, pour l'abrutir le temps de quelques heures.

Jones mira le liquide doré dans son verre, n'osant croiser le regard de son acolyte à qui il ne savait que dire. Il ne lui en voulait pas pour ce qui s'était passé à Middle Earth. Il savait qu'il avait tout fait pour le remonter jusqu'à ses bras. Parcourir ses terres instables étaient aussi son idée, il n'y avait pas été explicitement conduit contre son gré. A vrai dire, jamais le visage du fou ne lui était apparut dans l'ombre de ses pensées noires. Il avait toujours conservé son regard dans un coin de son esprit, rangé dans un tiroir secret qu'il n'avait pourtant, jamais osé ressortir. Peut-être que sa mémoire avait simplement eut envie de chérir cette rencontre, au point même qu'elle ne voulait pas que le Capitaine y songe et en démystifie l'image.

Mais alors que ses rétines venaient de refléter de nouveau cet homme, son esprit avait ressortie la bobine de leur relation, diffusant de nouveau ce film si éphémère mais pourtant si singulier qu'ils avaient tourné, faisant comprendre subtilement à Killian à quel point cette rencontre insondable avait été l'une des plus importantes de son existence. Le visage du fou ne s'était jamais dissout dans sa mémoire, le tableau avait seulement était recouvert d'une nappe de temps pour que le moment venu le tissu soit découvert, laissant ce portrait intact dans ses pensées. Le souvenir inchangé. Il se rappelait de leurs échanges, comme s'ils n'avaient jamais été interrompues par le destin.

Il se perdit encore quelques secondes dans son verre mais le rhum, ne faisant plus de vaguelette, ne pu le distraire suffisamment. Son cœur se contractait de manière incontrôlée. Il ne pouvait retirer l'image de Chapelier de son esprit, alors même qu'il fixait pourtant son breuvage. Alors il soupira, se tourna de façon virulente vers Jefferson, manquant presque de lui mordre la joue par maladresse, et lui chuchota à l'oreille quelques mots presque indistincts :

- Je... Tu m'as manqué.

Il se laissa choir sur son épaule, le front humide; par la honte ou par le rhum, ne pouvait-il trancher. La chauffe de l'amoureux dont l'alcool commençait à fermenter dans son bock.

Kiki.2000



I'll worship like a dog at the shrine of your lies; I'll tell you my sins so you can sharpen your knife.
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