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Purgatorium [ft. Emma]



♦ True Love : L'Enfer noircit ma chair de désir.
♦ Métier : Juge, Archidiacre de Notre Dame et Alchimiste.
♦ Camp : Que brûle ma Passion.
♦ Conte : Claude Frollo (Le Bossu de Notre Dame)
♦ Avatar : Michael Fassbender

♦ Inscription : 29/03/2015

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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le 29/03/2015.
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Mer 20 Jan - 5:02

Purgatorium


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


L'ange disgracieux qui dans l'ombre, cernait ses plumes décharnées, ne cessait de battre l'air de son cœur affolé. Elle se retrouvait entre deux bancs dont le bois se laissait massacrer par le temps ; cloîtrée là, à laisser son visage se détendre au rythme des murmures incompris. Les sourds psaumes de l'Eglise qui n'ont jamais pu déposer leur plumage sur quelconque tympan continuaient de virevolter autour des égarés. Elle était là, à laisser ses pensées mourir parmi les chants discrets. Sa peau roussie par les heures qu'elle avait laissé lui filer entre les doigts, peignait le tableau de sa carcasse indésirée. Elle apparaissait là, disgracieuses comme les chimères de marbre qui circoncisent la Lumière de la bâtisse ; le visage aussi défaussé que les anges à qui l'on accordait qu'une seule et même face reproduite d'une statuette à l'autre. Ses yeux pétillaient dans l'infini, comme si le cristallin cherchait sa rétine dans un merveilleux intangible qu'Emma quêtait en vain. C'était ainsi que le visage de l'égarée avait été griffonné sur les papyrus grattés du Grand Livre de Frollo.

Il la guettait, du haut des voûtes, traçant chaque jour, une partie de son visage, ne craignant point d'en perdre le fil le jour suivant puisqu'elle déposait son cœur sur le parvis en pénétrant les lieux. Ne perdurait plus que l'âme naissante, que le visage qui cherchait son sourire à travers les bougies éclairées ou éteintes de l'autel. Swan avait enfilé le costume du Noppera-bō. Alors Eden se plaisait chaque soir à décalquer ses contours et lui façonner un visage au critérium, attendant la révélation suprême ; un signe qui le contraindrait à choisir telle ou telle voie. Mais les visages qu'il charbonnait mourraient dans le silence, et le juge craignait qu'avec l'attente, son élue dépérisse dans le néant. Il pouvait nourrir une affamée, mais ne pouvait remplir une carcasse vide. Il devait retrouver ses ailes avant que le temps ne les emporte, le laissant sans Sa Sauveuse, seul en proie aux insanités.

Ses pas rythmèrent la descente jusqu'au chœur. Il prit les devant, ne pouvant attendre plus longtemps et risquer que les limbes n'emportent son enfant. Il s'abaissa jusqu'à ses pommettes asséchées par le manque, égratignées par les larmes du soir:

- Emma ?

Il tenta d'attirer son iris dans les siens, laissant l'épiderme de son index effleuré le bouquet de ses lèvres, attirant la tige jusqu'à son champ.

- Veux-tu rester ici cette nuit ?

Ils ne s'étaient pas reparlés depuis qu'elle lui avait accordé son existence. Il n'avait jamais invité quelqu'un à rester la nuit, ni même son fidèle capitaine. N'attendant nulle vocalise de son ange naissant, il se redressa, attrapa le tissu nappant la table de marbre, laissant la cire mourir sur le sol. Les fibres de laine vinrent épouser la peau d'Emma. L'Archidiacre se glissa sous la chaude couverture à ses côtés, essayant toujours de la sortir de la torpeur du vide auquel elle s'adonnait chaque soir. Alors il décolla une bougie défraîchie du plaide improvisé et la déposa devant eux. Là, il étreignit la tige de son index et son majeur. La cornée de ses doigts réchauffa l'épiderme de la bougie qui s'embrasa à l'instant. Frollo fixa le regard d'Emma qui s'était visiblement illuminé à l'épreuve alchimiste. L'Archidiacre ne transmutait jamais la matière pour son ego. Il ne créait que la nuit, lorsque Son père sommeillait, et qu'il ne pouvait se permettre d'attendre sa propre intervention. Eden craignait qu'elle ne se laisse ronger par l'infini cette énième nuit, et qu'il ne puisse la récupérer cette fois-ci. Il souhaitait allumer sa tige, faire fondre son enveloppe de cire pour ne laisser plus qu'une matière qu'il pourrait modeler à sa guise, avant qu'elle ne sèche à l'air libre.

Kiki.2000



" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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Il a été aperçu dernièrement Jeu 4 Fév - 13:10, errant dans
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Jeu 4 Fév - 13:10


PURGATORIUM
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Oh, the skies, tumbling from your eyes, so sublime... ❞



Nyx l'enlaçait de sa robe ébène. Elle enténèbrait son épiderme diaphane, nécrosait les aspérités de son âme. Là, voûtée telle une marionnette que le temps aurait usé, elle contemplait le supplice de cet Homme qui, à en croire la doxa, s'était sacrifié pour l'humanité. L'ironie la poussa à esquisser un rictus amer. Sa Destinée n'était pas bien différente finalement. Finirait-elle ainsi ? Sans nul doute. Il n'y avait pas de place pour La Lumière. Peut-être était-ce cette raison qui, sinueusement, l'encourageait à s'éteindre progressivement. Elle n'était pas censée survivre à cet univers méphistophélique. Alors, mieux valait s'embraser, n'être plus qu'une ombre, qu'une enveloppe gonflée de cendre. Plus rien n'avait de sens à ses yeux rougis par trop d'insomnies. Elle n'était plus. Les dernières lueurs encore vives s'étaient estompées au gré de la brise hivernale. Peu à peu, Emma s'emmurait dans un délire discordant dont elle ne comprenait plus la logique. Les éléments s'enroulaient autour de ses songes, s'immisçaient entre ses alvéoles, pourrissaient la viande encore palpitante. Elle se mourrait. Ce parasite grignotait jusqu'à la moindre miette de ses chairs. Il se dilatait, étendait ses bras despotiques en une étreinte déliquescente. Elle n'essayait plus de s'en échapper. Désormais, elle accueillait son joug avec exaltation. Il n'y avait que lui pour apporter un sursaut de vie à son existence silencieuse. Qu'était-elle devenue ? Ce qu'elle haïssait le plus au creux de ses reins. Ou, peut-être ce qu'elle attendait désespérément depuis toujours. De quelle manière démêler le vrai du faux ? Là encore, elle l'ignorait. Son cellulaire s'anima entre ses phalanges blafardes, mais elle ne sourcilla pas. Sa raison s'étriquait toujours davantage entre les parois douloureuses de sa boîte crânienne. Regina. Quelques fois, ce visage lui revenait en mémoire, tel un leitmotiv indicible. Mais, il semblait bien trop lointain pour irriguer de nouveau ses espérances. Alors, et comme souvent, elle chassa cette femme qu'elle ne regardait plus, qu'elle n'entendait plus. Aucun être ne parvenait à la rattacher au sol. Elle ne faisait que cela : s'élever jusqu'à ne plus percevoir les appels inespérés de ses proches. Elle n'avait plus la force d'écouter les ces voix familières qui, chaque jours, lui rappelaient sans cesse ce qu'elle devait être, sans accorder une once de considération à ce qu'elle désirait profondément. Sa petite caboche se balança alors d'un côté sur l'autre. Elle était seule ; voilà sa vérité.

Au loin, quelques pas lui rappelèrent qu'un Ange, en revanche, veillait continuellement sur ses cicatrices purulentes. Du moins, c'était-là ce qu'elle s'efforçait de croire, lorsqu'elle se réfugiait entre les pierres froides de l'ancienne bâtisse. Cependant, Emma ne prit pas la peine de répondre au regard visiblement insistant du Père Frollo. Ses mirettes ne faisaient que s'accrocher à ces sombres sépulcrales qui léchaient docilement les voûtes humides de la Cathédrale. Nulle nécessité de s'exprimer. Il n'avait qu'à se tenir près d'elle pour qu'elle n'éprouve, brièvement, la douceur de sa présence. Son épaule vint se presser subtilement contre la sienne. Un doucereux frisson remonta le long de son échine courbaturée. Elle en papillonna des cils. Son propre prénom résonna, tel un écho dissonant. Il lui était familier, mais elle n'était plus certaine de son appartenance. Lui était-il réellement attribué ? Bien entendu. Pourtant, elle aurait voulu cracher ce nom, le dégobiller s'en déchiqueter les entrailles. Il ne lui était plus rien. Il ne lui était plus rien de bon. Alors, seul son soupire vint acquiescer à cet appel. Des doigts masculins s'épanchèrent à son visage, lui arrachant un hoquet de conscience. Elle déglutit.
- Veux-tu rester ici cette nuit ?
Cette demande incongrue et, malgré tout, tant acclamée eut le don d'abattre son ataraxie. Ses iris vinrent alpaguer les siennes. Eden. Cet homme ne cessait d'apparaître comme une vérité qu'elle ne pouvait décemment plus repousser. Il n'y avait plus que lui et sa parole d'une limpidité déconcertante.  
- Oui, je le veux, accepta-t-elle dans un souffle avorté.
Une flamme nébuleuse se déhancha timidement sous son nez, alors que la sienne laissait échapper quelques nuages grisâtres, encore tièdes d'un brasier passé. Ses doigts engourdis en effleurèrent la pointe. Puis, un sourire enfantin étira sa bouche pâle.
- Vous êtes... un miracle, susurra-t-elle, mon miracle.
A ces mots, Emma étendit sa carcasse chétive sur le banc et, déposa sa petite tête sur les genoux de cet Ange drapé de noir. Elle inspira profondément, grimaça lorsque l'oxygène força un chemin au cœur de ses poumons atrophiés.
- Je suis... si fatiguée, mon Père. Je n'ai plus la force...
Quel était, finalement, le combat qu'Emma s'évertuait à mener ? Elle en ignorait elle-même les enjeux.

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♦ True Love : L'Enfer noircit ma chair de désir.
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Il a été aperçu dernièrement Lun 8 Fév - 0:34, errant dans
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Lun 8 Fév - 0:34

Purgatorium


~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


« Vous êtes un miracle... mon miracle... ».

Elle déposa sa vie sur son corps, offrant à ses mains douces, le soin de la caresse viscérale. Il brodait sa crinière blonde et âpre entre ses doigts roussis par le temps. Elle quémandait le sommeil et le repos, quand bien même sa requête n'avait été lâchée qu'en psaume à l’Église, car elle savait pertinemment que sa faiblesse physique se pâtissait dans un freluquet existentiel.

- Et toi Emma, seras-tu mon miracle ?

Il marqua un instant de pause ; alors qu'il fixait l'autel face à lui et que ses doigts venaient machinalement se dérouler jusqu'aux lèvres de l'agneau pour lui suggérer la patience et l'attention :

- Je ne te quémande pas d'être mon crucifix comme le prie tes proches, je te demande de me rendre fier.

Il lâcha la chevelure de son enfant pour récupérer la bougie sur sa gauche et l'agiter devant les prunelles d'Emma :

- J'aimerais que tu t'embrase comme cette flamme Emma, et que tu maintiennes ta prestance, quitte à faire fondre ton enveloppe de cire, tant que ton existence et ta chaleur perdure. Je serais ton bûcher, celui qui t'aideras à redéployer tes ailes de feu chaque fois que ton monde s'écroulera en une purée durcie à l'air libre.

Il continuait à fixer l'autel devant lui, s’imaginant dans le reflets du vitrail, les yeux d'Emma fixer la petite bougie juste sous son menton; elle, recroquevillée dans ses genoux, à contempler la petite danseuse incandescente ne pas faiblir en un souffle. Eden déposa la bougie à sa gauche, attrapa la tête d'Emma entre ses paumes, pour la redresser face à lui. Comme une enfant, il lui attrapa la main, et glissa entre ses doigts la bougie qu'il avait prit soin d'éteindre juste avant. Il redressa la tête pour l'inciter à le regarder dans les yeux, alors qu'il ne lâchait pas son autre main comme si son contact était la badine qui la maintenait debout.

- Emma, allait-il prononcer.

Il déposa son autre main sous la paume de son ange déchu. Les tissus de sa peau vinrent s'abreuver des ecchymoses de la sienne. Il s'écarta alors d'elle, la main tremblante, s'assurant qu'elle ne vacille pas dans ses bras. Elle restait immobile, lui, déambulant. Il attrapa la moindre luciole de la Cathédrale et lui cracha dessus pour éteindre sa vivacité. Ne perdurait plus que les cinq bougies en cercle dans le chœur. Il les empauma, fixant sa dame, toujours dos à lui. Ses pas résonnèrent jusqu'au bénitier dans lequel il creva les yeux du Père. Il n'y avait plus aucune lumière. Les Ténèbres avaient gagné Notre Dame, et Lucifer pouvait animer ses gargouilles. Dans la pénombre, Frollo sentait le souffle court de sa bâtisse. Il pouvait presque entendre le murmures des morts à travers les incurvées de marbre sur les parois des voûtes, les arachnides louvoyer sur les bancs à la recherche d'une gorge à habiter, la colombe choir dans les décombres des chandeliers. Les vitraux s'étaient éteints, et ne laissaient passer que quelques éclats de Lune, comme le regard flambé du Sire Noir. Dans la pénombre, l'Archidiacre avançait comme un serpent qui connaissait son décor de chasse. Il arracha sans doute un frisson à la sauveuse qu'il étreignit subitement dans le noir. Il déposa sa bouche à son tympan, et lui susurra le commandement du diable :

- Allume la bougie, Vipère.


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" Quelle brûlure, quelle torture, les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures. Infernale, bacchanale, l'Enfer noircît ma chair, du pêché, de désir, le Ciel doit me punir. Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C'est cette sorcière gitane par qui mon cœur s'enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père a fait les hommes moins puissants que Lucifer... Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort de cette fleur du mal et de son corps ! "
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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Mar 12 Avr - 0:49, errant dans
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Mar 12 Avr - 0:49


PURGATORIUM
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Oh, the skies, tumbling from your eyes, so sublime... ❞



Elle se gorgeait des fragrances entêtantes du Pasteur. Derrière ses paupières closes, il lui semblait qu'un nouvel horizon se dessinait fébrilement. Était-ce lui qui, par son aura, esquissait un quelconque lendemain sans dessein ? Non. Comment pourrait-il faire ceci ? Si le Père avait un don inné pour apaiser les âmes torturées, il n'en restait pas moins mortel. Pourtant, Emma osait croire à cette douce hérésie. Mais, peu importait la méthode en cet instant. L'important résidait en cette délicieuse chaleur qui, subtilement, embrassait ses cellules unes-à-unes. Son visage trouva refuge contre la cuisse accueillante de l'homme encore drapé de sa soutane. Elle aurait pu s'immerger au cœur de ses côtes, se frayer un chemin sinueux au sein de ses veines chaudes et pernicieuses. A dire vrai, la seule chose à laquelle elle aspirait, présentement, n'était qu'une fusion sépulcrale avec cet Être qui, guérissait chacune de ses meurtrissures. Frollo. Eden, comme elle aimait le nommer secrètement lors de ces nuits d'insomnies. Et, si l'ironie de son existence faisait une énième des siennes, elle ne pouvait nier cette évidence lancinante : il était, en tous points, son jardin d'Eden. Il n'y avait qu'à travers ses paumes implacables que la flamme ; délirante et timide entre ses reins, s'éveillait d'une lente agonie. Si elle n'était rien, contre son torse ; elle s'accomplissait enfin. De toute évidence, elle n'avait que ses mots sur sa langue, que le goût de son souffle dans les tréfonds de sa gorge. Ses phalanges froissèrent un instant le sombre tissu qui le protégeait encore de son avidité cuisante. Il était . Cette réalité lui paraissait tellement inespérée qu'elle ne pouvait agir différemment. Sans cesse, elle avait ce besoin quasi-viscéral de s'assurer que tout ceci n'était pas qu'une chimère fantasmée, qu'une élucubration perfide de son esprit nébuleux. Elle qui, tout au long de ses périples, n'avait connu que solitude et abandon, se voyait désormais veillée par un ange aux ailes à la fois ébènes et immaculées. Seule cette vérité portait les lassitudes accablantes de son âmes. Alors, lorsqu'il lui pria de ne pas être cette potence que tout le monde attendait, Emma ne put que hoqueter d'émotions. Il ne quémandait pas cette Sauveuse qui lui broyait la cage-thoracique. Non. Il ne faisait qu'espérer celle qu'elle fut jadis ou, celle qu'elle voulait être aujourd'hui. Dans un élan d'énergie qui la surprit, la Shérif se redressa sur ses bras. Elle ancra son regard dans le sien, hocha avec détermination sa petite caboche endolorie.
- Je peux le faire, articula-t-elle, je peux vous rendre fier. Je m'élèverai jusqu'à vous.
Un rictus naquit au coin de ses lèvres. Ce fut malgré elle. Mais, l'Archidiacre animait en elle un espoir inconsidéré. Elle se saisit de son poignet et, vint déposer sa paume contre sa poitrine. Elle était à lui. Le langage n'avait plus raison d'être à cet instant. Elle épouserait ses volontés, comme les battements de son myocarde qui, présentement, répondaient au contact de sa peau.

Puis, le papillon de noir s'échappa à ses suppliques insatiables. La tête légèrement penchée sur son épaule, Emma contemplait les ombres dessiner des arabesques poétiques entre les pierres ancestrales. Les lueurs ravageuses s'essoufflèrent les unes après les autres, pour ne laisser place qu'à une ronde flamboyante au cœur de la nef. Ses mirettes incandescentes se plissèrent, cherchèrent un point d'ancrage à travers cette purée noirâtre. Mais en vain. Elle battit des cils. Puis, une présence à la fois familière et menaçante fondit contre son échine frémissante. Son souffle se fit plus rude, ses poumons s'atrophièrent. Ses membres s'immobilisèrent. L'ordre fouetta ses songes, agressa son être jusqu'à la moelle. Sa magie, jusque là endormie, s'étira gracieusement à travers ses sangs. Elle s'étourdit de cette sensation grisante et mortifère. Ses lèvres se mouvèrent, tentèrent de repousser ce flux déroutant. Elle ne voulait pas se laisser aller à cette sauvagerie perfide. Pourtant, ce fut, là encore, hors de sa propre volonté : son bras s'éleva, pointa la mèche endormie de la dite bougie. Un pâle éclat vrilla sournoisement. Et, bientôt, la pointe s'embrasa. Alors, Emma inspira profondément l'oxygène qui lui manquait. Tournant le dos à ce qu'elle venait d'accomplir, la Sauveuse vint blottir son buste contre celui de son mentor. Quelques perles humides s'écoulèrent de ses cils sans qu'elle n'en comprenne la nature. Ce n'était pas de la peine, ni même de la joie. C'était une ronde indicible dans laquelle elle perdait pieds.
- Je suis un monstre, balbutia-t-elle, je suis un monstre...
Son visage trouva refuge contre sa gorge. Ses ongles griffèrent le vêtement qu'elle éprouvait comme une distance insupportable. Une plainte vibra le long de sa trachée.
- Vous êtes ma seule rédemption...

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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le 29/03/2015.
Il a été aperçu dernièrement Jeu 14 Avr - 17:43, errant dans
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Jeu 14 Avr - 17:43

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~ feat. Eden C. Frollo & Emma Swan ~


« Je peux le faire, articula-t-elle, je peux vous rendre fier. Je m'élèverai jusqu'à vous ».

Lorsqu'il sentit ses doigts s'approprier de sa poitrine, que l'effusion de ses battements vinrent s'enclaver à celle de ses veines imbibées, que la transfusion sanguine s'enivra en une mélodie symbiose, le myocarde de l'Archidiacre se perdit un instant. Son fantasme battant cessa l'espace d'un millième de seconde durant laquelle le juge n'imaginait non plus sa main poser en son sein, mais sa paume tenant son cœur et sacrant sa vie.

Puis vint le feu, la lumière ; le syntagme morbide venait d'embraser la vie, le réel, et c'est en cette danse de sortilège que vinrent brûler dans le cœur, l'infernal désir d'assouvir l'autre. Alors elle faillit ; entre ses bras en sueur elle laissait perler sur son habit la fécondité de sa nature. Elle étirait de ses doigts frêles et tremblants, le tissu du prêtre dont il songeait déjà se débarrasser pour s'offrir tout à Sa fille. Alors elle prononça le mot de « monstre », et en sa poitrine, jaillit spasme mortel. Il engorgea son menton, mordit sa lèvre, lui injuria des yeux de ne plus prononcer ce mot en sa présence, ou bien la dague qu'il venait de ressaisir à nouveau ne viendrait non pas déchirer sa soutane mais l'épiderme de son buste de femme. Alors il la laissa choir sur le marbre, pour qu'elle ne puisse caresser si précocement la chaleur de sa peau à nu. Il marcha vers le chandelier; son vêtement déchiré s'étalait progressivement sur le sol, dévoilant l'Adam. La bougie venait tracer le jaune de sa lueur le long de ses courbes d'homme parfaitement sculptés par Les Cieux, si bien que les gargouilles plissaient de honte et de jalousie à son passage. Il empauma la bougie, roula la pomme de sa gorge pour faiblir un souffle qui vint de nouveau crever la flamme sur la cire. Ses yeux dictaient à Emma le chemin à suivre, comme si, dans la nuit, Lucifer projetait la Lune sur son cristallin pour que Leur Nouvelle Fille puisse se retrouver. Il descendit l'enchevêtrement sous la voûte, traversa le creux discret derrière le tableau qu'il venait de retirer. Il descendait les marches, ses pieds chauds fumant la glaçage du marbre. La bougie éteinte dans la main, il ne se retournait pas pour guetter l'assurance de son enfant, sachant pertinemment qu'elle suivait son tracé comme l'oisillon surveillait les vols de sa mère. La Sauveuse ne voulait pas récupérer le cœur qu'il lui avait fictivement arraché, mais quêtait en son être, le Père formateur de son existence.

Il déposa la bougie sur un muret creux, au bas de l'escalier. Son index incendia la tige, l'infernal attisa l'ombre, et le faisceau lumineux façonna le bain. Il se retourna, mirant de ses yeux vautours l'inquiétude dans le regard d'Emma. Il scrutait ses yeux, tout en longeant lui-même le contre-bas. Ses jambes fléchir le long des marches. Il pivota le robinet de cuivre, et le lait nacra la cuve. Son corps descendait dans la piscine crémeuse et venait se parfumer à sa vanille. Sa peau s'était enlisée du liquide, et brillait comme la fantasmagorie de l'Ange Blanc. Eden lui sourit, suppliant sa présence. Sa main était tendue, alors même qu'il scrutait la Grande Croix sculpté dans le dôme de la cave, au-dessus du bain. Il rabaissa le menton vers Emma ; elle venait d'atteindre l'escalier. Il scruta sa clavicule, ses lèvres, ses paupières porcelaines. Sa main attrapa la Dague Aiguille sur le rebord, il se pencha et la laisser glisser au pied d'Emma pour qu'elle puisse déchirer ses voiles humains.

Eden rabattait son dos contre le bord blanc, déposa sa tête sur le rebord, auprès d'une rose, glissa sa main sur son torse et ferma les yeux. Dans sa démence, il avait oublié de crever les yeux du Pères en éteignant la bougie qu'il avait rallumé, mais son corps réclamait La Fille, le père réclamait l'affront, le psaume quémandait l'injure, le sexe quémandait la mutilation. Il se releva d'un bond, les yeux écarquillés, le fantasme non voulut ayant violé son esprit. Mais lorsqu'il s'était éveillé, elle était à ses côtés. Alors il se laissa choir contre son sein, rampa sa main sur sa cuisse, scruta la sculpture du muscle maudit.

Il ne pouvait pas.

Peut-être aurait-il du conserver sa dague pour la lui enfoncer, ou castrer ses propres pulsions. Comment l'Homme pouvait-il, sous le voile de Lucifer, sous ses yeux victorieux, quémander La Sentence ?

Alors dans sa démence, il supplia de tout son être, que le ciel, jamais plus ne s'éclaircisse, et que la Nuit Funeste perdure.

Il avait maudit Le Bien, épouser Le Corbeau. Il l'ignorait, mais son vœu s'était exaucé, et sous le marbre, brûlait progressivement le fruit de leur affront.

Kiki.2000



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Il a été aperçu dernièrement Jeu 14 Avr - 21:06, errant dans
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Jeu 14 Avr - 21:06


PURGATORIUM
Eden C. Frollo ✤ Emma Swan


❝ Oh, the skies, tumbling from your eyes, so sublime... ❞



Elle se mourrait, là, blottit contre la musculature de cet Être méphistophélique. Il lui semblait que les éléments s'entremêlaient, se mouvaient en une danse despotique. Qui était-elle ? Elle ne le savait plus. Elle n'était rien. Elle n'était personne. Pourtant, ses cellules, elles, s'évertuaient à lutter indubitablement en son sein. Eden. Il n'y avait qu'auprès de lui qu'Emma n'éprouvait plus le poids du temps. A ses côtés, seul le tintement de ses sangs possédait un quelconque intérêt. Il s'entêtait, résonnait entre ses reins, tel un cheval ébène qui se cabrerait d'hérésie. Un monstre. Cette litanie persistait entre ses tempes et, l'incitait davantage à broyer le tissu entre ses ongles avides. Elle ne comprenait plus que l'appel de la peau, de sa peau. Eden. Elle se serait agenouillée, se serait repentie, simplement pour goûter à son eau. Alors, elle releva son regard voilé d'obscurité, plongea au cœur des siennes en une supplique silencieuse. Elle n'attendait que cela: l'abandon de son âme. Sa paume vint épouser la courbe de sa fossette, mais il s'évapora à ce contact. Ne devenant plus que silhouette nébuleuse entre les allées intimidées des cierges, il dévoila à son regard envieux sa pudeur. Son myocarde se recroquevilla derrière ses côtes, pour ne devenir plus qu'une éponge amaigrie par le manque de raison. Elle dodelina de la tête, éprise d'un vertige sans bornes. Elle tombait. Elle n'aurait su réellement expliquer les raisons de cette chute cependant, jamais elle ne chercha à se rattraper. Un silence sépulcrale, nécessaire s'étirait dans l'atmosphère. La bâtisse se rétractait pour ne former plus qu'un jardin condamné. Un frémissement déliquescent frissonna le long de son échine, tandis qu'elle suivait cérémonieusement l'ascension de l'Archidiacre.
- Eden, se permit-elle de susurrer dans l'ombre.
Du haut de son donjon, Marie couvrit ses yeux inquiets derrière ses doigts. Un instant, Emma contempla la Représentation d'un œil bienveillant. Et, elle songea brièvement à sa propre mère. Que penserait-elle de toute cette mascarade ? Ses cils chassèrent cet amalgame. Elle n'était pas fille, mais orpheline. Elle n'était pas sauveuse, mais damnée. L'oxygène se fraya un chemin douloureux dans son organisme, lorsqu'elle en gorgea ses poumons. Une pâle inquiétude ondulait derrière ses prunelles bleuâtres. Mais, ce que l'on pouvait aisément y déceler était plus profond, plus sinueux. Si la convoitise était un pêché digne des flammes impétueuses de l'Enfer, alors elle brûlerait sans aucun remord parmi elles.

Ses apparats renoncèrent en larmes mortifères sur le sol. Elle n'avait pas hésité, lorsqu'il lui avait adressé l'instrument qui, à coup sûr, la libérerait de ses tourments. Elle laissa ses formes s'immerger dans cette source à la fois laiteuse et purificatrice. Sans doute y trouverait-elle son salut. Du moins, là étaient fondées toutes ses espérances. Ses paupières s'abaissèrent un instant, simplement le temps d'apprivoiser cette nouvelle nature. Les phalanges de l'Archidiacre remontèrent le long de sa cuisse, effacèrent les années d'existence avortée. La brûlure se répandit à ses tempes, enserrèrent ses synapses. Elle ouvrit la bouche ; seul un souffle éhonté s'en échappa. Les minutes s'étendirent, devinrent insupportables. Elle s'immolait. Sa paume vint épouser le dos de sa main, tandis qu'elle l'implorait secrètement d'abréger le poids qui croulait incessamment sur ses frêles épaules. Ses ongles effleurèrent son torse dénudé, puis griffonnèrent l'épiderme délicatement. La chaleur se mélangeait à ses plaintes étouffées, enlaçait la cohue de ses émotions. Qui était-elle?. Quelle importance, finalement ? Elle n'était que cette petite fille qui, attendait avec une appétence démesurée la Bête. Son visage s'approcha du sien, s'accapara le souffle qui le caressait. A nouveau, ses prunelles s'accrochèrent aux siennes en une imploration évidente.
- S'il vous plaît, murmura-t-elle.
Chacune de ses cellules quémandaient les siennes ; un accomplissement définitif. Emma n'aurait su réellement l'exprimer mais, elle savait, au tréfonds de ses entrailles, qu'il n'y avait plus que cela pour éprouver enfin une plénitude parfaite. Il n'y avait que lui pour remplir le vide que le monde avait creusé en elle. Elle baissa alors la tête en signe d'allégeance. Elle était à Lui. Ce n'était plus une image fantasque et chevaleresque, non. Désormais, c'était un fait qu'Emma ne pourrait décemment plus fuir. Doucement, elle se hissa sur ses cuisses pour s'y installer. Et, telle une enfant qui chercherait à être rassurée, elle déposa sa joue contre son cœur.
- S'il vous plaît, répéta-t-elle dans un souffle.

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Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement , errant dans
les sublimes ruines de l'Atlantide. Mais quel coup préparait-il ?
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