AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion






 



[-16 ans] Corpses Memories | ft. Emma Swan


Invité

avatar

Invité



Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Jeu 24 Mar - 13:01, errant dans
les sublimes ruines de l'Atlantide. Mais quel coup préparait-il ?
GIF

Jeu 24 Mar - 13:01


CORPSES MEMORIES
Emma Swan & Insomnia C. Gray

L'immense hérésie se dresse parmi les silhouettes décharnées des feuillages apeurés. Ceux-ci contemplent les ombres s'épaissir, et les poumons du vent soufflent leur rage à travers les landes. Un éclat de tonnerre gronde dans les sillages lointains, en son cœur résonne la tempête qui approche. Il n'y a nulle issue à celui qui tente la fuite. Nul endroit où se cacher. Nul lieu où se dissimuler de ses yeux. Dans la quasi-obscurité qui s'effondre sur le monde, deux saphirs vagabondent, avides de nouvelles terres, de nouvelles guerres. La nuit les avalera bientôt, et en son sein ils germeront. Dans un silence spectral, le démon avance à l'aveugle, alors que le froid printanier lui vole un frisson. Le vent lui crache son venin, et dans ses murmures l'insulte. Mais elle demeure insensible à ses moindres éclats. En son crâne dansent les chimères, et elle accueille la violence des Enfers avec une chaleur grandiose. Elle lâche les brides de ses terribles carnassiers, et les trois têtes de Cerbère rugissent dans son thorax. Ou est-ce seulement le souvenir qu'ils ont laissé ? Elle n'en a cure. Elle avance, elle avance, et dans la forêt, danse. Les ténèbres l'entourent, et les ombres entament leur cacophonie. Elle trouvera sans nul doute le mal, ici, en cette nuit. L'écho de Méphistophélès décharne les os de sa carcasse, et sa cage vibre sous son poids. Comme le méli-mélo d'un orchestre, ses côtes s'agitent à l'image des cordes d'une guitare. Leur chant révulse ses organes, qui valsent dans le brouhaha de ses muscles grinçants. Appelés par leur maître, tous ses membres se joignent à la danse, rejoignent le cœur, délogeant les os, les nerfs, les muscles, délaissant leur place initiale afin de participer à l'errance. Ses doigts se crispent, délaissés par le Saint, s'évadent vers les cieux, se perdent dans leurs nœuds, et entre eux se tiennent encore par un infime lien. Les ailes transparentes scindent les nuages d'un battement malhabile. Entre ses lèvres germent les ondes. De sa mâchoire dégueulasse fuient les cris. Le vampire s'élance dans une chasse qui durera cette nuit et toutes les autres.

Une inspiration, un battement de cils, et elle observe son environnement avec curiosité. Le fantôme de la Forêt Enchantée a fait son nid dans ses tripes, et depuis, elle ne parvient plus à s'en défaire. Effacer le passé est difficile, lorsqu'on désire l'avenir d'une image bien précise. La brise fait chavirer sa longue cape dans l'atmosphère, et sa capuche bascule.

« Qu.. Qui êtes-vous ? »

Murmure-t-elle, voix lointaine. Aucun espoir n'est de mise, ce soir, et pourtant, il résonne encore entre les arbres de la forêt. Ici même, dans les yeux de cette étrangère, il ne fait que croître, telle l'évidence qu'une seconde issue est possible. Mais elle ignore bien des réalités, elle qui pense vraisemblablement que le monde regorge de poésie.

« Tu as tord, mon enfant. Rien n'est poétique, en ce monde. »

Les saphirs jettent leur dévolu sur les étoiles, douces lumières qui contemplent les hommes s'entretuer pour bien des raisons. Mais l'étoile noire qui les fixent, elles ne peuvent désormais plus la regarder dans les yeux. Et pour cause, Insomnia ne dort plus.

« Je.. Je ne.. Je ne comprends pas, qu'est-c'que... Qu'est-c'que vous voulez ? »

L'innocence même de la petite rouquine qui se fustige à ses pieds n'est qu'un leurre. Insomnia connaît les multiples vices des hommes, et toutes les armes des femmes. Les larmes sont certainement les plus grandes d'entre elles, et les plus utilisées. Car si une femme ne peut parfois que trop peu compter sur sa beauté, elle peut compter sur la compassion de la plupart des âmes humaines. Malheureusement pour elle, la chance ne lui sourit guère en ce jour bien noir.

« Ce que je veux ? »


Les saphirs s'écarquillent, si bien qu'on penserait qu'ils pourraient tomber et rouler, rouler, rouler sur l'humus. D'un coup sec, elle penche son visage vers celui de l'adolescente et contemple sa jeunesse avec avidité. Sa langue claque contre son palais, signe évident de son impatience. Impatience, oui, de sentir toute cette force vitale couler en elle.

« Je veux ton sang. »

Les yeux verts de l'enfant se révulsent. Un tremblement s'abat sur l'ensemble de son anatomie, alors que l'aînée pose une main délicate sur son épaule.

« Oh, non, n'aies pas peur, voyons. N'abîmes donc pas ta composition, j'en serais très fâchée, et tu ne me servirais plus à rien. »

Elle affiche une mine apeurée, puis se relève, inspire profondément et bruyamment l'atmosphère.

« Sens-tu ce parfum ? L'odeur de la mort ? Il n'y a rien de tel que cette douce brise morbide. »


Elle se repend, s'esclaffe un instant, puis fait volte-face. La nuit est tombée, et la lune a quitté son lit. Avec elle, les limites se sont volatilisées, et l'atmosphère s'est teintée d'un voile glacé. La perfection.

Sur le visage de l'enfant, elle se penche. Elle caresse doucement sa joue et l'empreinte de sa paume se décalque sur celle-ci. Les peintures s'érigent peu à peu sur son corps, et un sourire s'étire sur les joues de la chauve-souris. Une fois l'oeuvre achevée, la Dame s'écarte et contemple son tableau, une, deux, trois longues minutes. Immobile et silencieuse, elle admire la beauté de la croix inversée. Pendue comme le vulgaire animal qu'elle est, la jeune fille s'est vidée de son sang. Quelques instants plus tard, Insomnia s'empare de la cuve et jette un œil à sa cape bleutée.

« Diable, non. »

Elle attrape le tissu et l'observe de plus près. Elle frotte quelques instants et lève les yeux au ciel.

« Penser à mettre des vêtements plus courts. Et que j'aime moins. Oh, et prendre des gants. Et aussi quelque chose pour transporter la cuve. Oui, c'est ça, transporter la cuve. Transporter. Moins lourd. Oui, moins lourd. »

Et alors qu'elle jette un dernier coup d'oeil à sa parfaite mise en scène, elle soupire de nouveau.

« Oh, j'allais presque oublier. »

Demi-tour, et elle attache la lettre à la ceinture de l'idiote.

« Oui, c'est mieux ainsi. C'est parfait. Parfait. »

Lorsque les étoiles constatent le silence, quelques minutes plus tard, elles tournent leur regard vers l'enfant mort et pleurent sur son sort. L'une d'entre elles, néanmoins, se penche plus près, plus près, encore plus près, pour lire ces quelques mots ensanglantés...

« On ne suit jamais le Diable sans s'imaculer... Prenez garde, Emma Swan, car Il observe votre curiosité. »

   
 
▬ SHE WAS LIKE ONE OF THOSE PICTURES FULL OF SMALL ERRORS, THE KIND YOU COULD ONLY PICK OUT BY SEARCHING THE IMAGE FROM EVERY ANGLE, AND EVEN THEN, A FEWALWAYS SLIPPED BY.


© By Halloween sur Never-Utopia

Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar

Invité



Ce personnage a rejoint l'équipage pour la cité perdu le .
Il a été aperçu dernièrement Jeu 14 Avr - 20:17, errant dans
les sublimes ruines de l'Atlantide. Mais quel coup préparait-il ?
GIF

Jeu 14 Avr - 20:17


CORPSES MEMORIES
Insomnia A. Gray ✤ Emma Swan


❝ You're my drug, we live it, you're drunk, you need it... ❞



Le vent filtre sous l'obscurité de ses habits. Il caresse son épiderme de givre, se fond en elle, derrière chaque petites cellules atrophiées. Il l'enlace tendrement de son étau glacé. Emma inhale bruyamment les particules extatiques qui frissonnent autour d'elle. Elle s'immerge dans ce repos éphémère, dans cette sérénité illusoire qui la transporte bien au-delà des cimes. Le printemps tarde à pointer véritablement le bout de son nez comme si, lui aussi, craignait de croiser les âmes qui errent en ces lieux. L'ancienne Sauveuse frictionne délicatement ses bras. Ce geste n'est qu'un réflexe, qu'un instinct primaire sans intérêt désormais. Pourtant, elle persiste indubitablement à agir comme celle qu'elle était jadis. Un frémissement éhonté la ramène au présent. Au loin, quelques bourrasques lui ramènent un sifflement déchirant. La nature se replie, s'égorge devant cette plainte animale et douloureuse. Mais, Emma ne cille pas. A la place, un rictus charmé s'esquisse insidieusement au coin de ses lèvres. Sa petite tête blonde se penche légèrement contre son épaule, tandis qu'elle laisse ses ongles griffonner les troncs qu'elle dépasse sur son passage. Elle. Qui est-Elle ? Elle l'ignore. Mais, elle ne peut que suivre ses frasques, les traces pourpres qu'Elle prend grand soin à laisser. Dans ses rêveries fertiles, Emma dessine du bout des cils une silhouette chimérique. Qu'est-Elle ? Là encore, elle ne le sait. Alors, cette création délirante devient au fil de ses égarements nébuleux une composition de toutes les femmes. Elle devient à la fois unique, à la fois chaque âmes qui vivent. Emma inspire les quelques fragrances métalliques qui viennent timidement chatouiller ses narines. C'est Elle. Aucun doute possible. Elle connaît chacune de ses méthodes, chacune de ses odeurs qui s'estompent progressivement dans l'air du temps. Elle. La Femme aux Lèvres Pourpres, qu'elle aime la nommer secrètement.

Lorsqu'elle rejoint enfin ces lieux tant espérés, il lui semble que ceux-ci n'attendaient plus qu'elle. Une carcasse, soigneusement modelée dans les airs, semble s'être immobilisée dans le marbre de l'éternité. Les quelques rayons lunaires déposent tendrement leurs pâles baisers sur le minois déjà blafard de la jeune fille. Emma ne bronche pas. Elle contemple la scène avec bienveillance. Une certaine poésie découle de toute cette aquarelle. Elle abaisse un court instant ses paupières. Elle aime s'inspirer de ces paysages à la fois mélancoliques et macabres. Finalement, c'est auprès de la malheureuse enfant que Emma trouve refuge. L'oreille contre le nombril découvert de cette dernière, elle écoute calmement le silence qui règne au sein de cette enveloppe froide. Une délicieuse symbiose se diffuse entre ses alvéoles. Elle ne peut que libérer un gloussement satisfait.
- Vous, susurre-t-elle contre la peau diaphane, j'ignore qui vous êtes mais, je brûle de vous rencontrer.
Et pour cause, la morsure qui s'enlise entre ses reins ne fait qu'accroître cette tourmente. Elle ricane, s'extasie. Elle n'est pas seule. Emma n'a pas besoin de distinguer ces traits tant attendus. Elle sent simplement sa présence, là, quelque part. C'est un jeu hasardeux qu'elle affectionne mais qui, attise toujours plus sa curiosité.
- J'aimerais tellement... vous apprendre, souffle-t-elle.

Son index part du nombril, se perd entre les côtes, puis plonge brièvement dans la plaie béante qui traverse la gorge. Elle dépose un baiser sur le plexus creux. Il n'y a qu'à travers ces êtres vidés de toutes substances qu'elle semble s'approcher un peu plus d'Elle.
- Qui êtes-vous, continue-t-elle, vous avez différents noms, différents visages dans mes rêves mais...
Un bruissement de feuillages. Emma s'immobilise. Ses membres se tendent délicieusement. Elle papillonne des cils.
- Êtes-vous ici ?
Elle effleure alors la note. Un sourire se fixe sur ses lèvres blanches.
- Laissez-moi vous apprendre...
Et sa voix se meurt dans les murmures du vent.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Photos de Emma Swan
» Le Graham-Swan
» Le Captain Swan
» Le Captain Swan
» Le Captain Swan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Storybrooke :: Les Alentours :: La Forêt-
Design par Kiki.2000 et quelques corrections gentiment conseillées par Nihil Scare Winspeare, et Never-Utopia. Toutes reproduction est strictement interdite. Le forum appartient à ses propriétaires. Merci de respecter le travail fourni par l'équipe administrative et ses membres.